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Guide d'utilisation de CBELIER

CBELIER calcule les régimes transitoires (coup de bélier) des réseaux d'eau sous pression : vous dessinez le réseau, vous définissez les manœuvres, vous lancez le calcul et vous obtenez les enveloppes de pression, les risques de cavitation et une note technique PDF.

1. Présentation

1.1 À quoi sert CBELIER

Un coup de bélier est une onde de pression provoquée par une variation brusque du débit : fermeture d'une vanne, arrêt d'une pompe, démarrage, rupture d'une conduite. Il peut produire des surpressions dépassant la pression nominale (PN) des conduites, ou des dépressions jusqu'à la cavitation et l'entrée d'air. CBELIER permet de :

  • vérifier qu'une adduction, un refoulement ou un réseau maillé résiste aux manœuvres prévues ;
  • dimensionner et comparer les protections : ventouses / CEAI, soupape de décharge, réservoir anti-bélier (ASA), cheminée-ballon ;
  • comparer plusieurs scénarios et en déduire l'enveloppe de dimensionnement ;
  • éditer une note technique de calcul au nom de votre bureau d'études.

1.2 Deux façons d'utiliser CBELIER

Version en ligne (clients)L'application s'ouvre sur cbelier.alfawamane.ma. Le calcul s'exécute sur le serveur CBELIER ; le moteur n'est jamais envoyé sur votre poste. Elle demande un compte (ou une clé d'API) et consomme des crédits.
Version interneFichier HTML avec moteur embarqué, réservé à ALFA WAMANE : le calcul peut se faire sur le poste ou sur le serveur (menu Calcul › Lieu du calcul).
Navigateur et poste

CBELIER est conçu pour un poste de bureau avec Chrome ou Edge à jour. La saisie du modèle reste conçue pour ce poste ; sur tablette ou téléphone, l'affichage est adapté à la consultation des résultats et les menus s'ouvrent en listes dépliantes (tableaux présentés en cartes, barre d'onglets en bas de l'écran).

1.3 La démarche en six étapes

  1. Créer le compte (version en ligne) et vérifier le solde de crédits.
  2. Dessiner le réseau : réservoirs, jonctions, tuyaux, puis organes (vannes, clapets, pompes).
  3. Renseigner les caractéristiques : longueurs, diamètres, célérité, PN, cotes, charges. Importer si possible le profil en long réel.
  4. Équiper les protections : ventouses, soupape, ASA, cheminée-ballon.
  5. Définir les scénarios (fermeture de vanne, coupure électrique, démarrage de pompe, casse…).
  6. Calculer, analyser, éditer la note technique ; ajuster les protections jusqu'à respecter les critères.

2. Démarrage rapide

Le plus court chemin pour comprendre l'outil : ouvrir un exemple fourni et le calculer.

  1. Ouvrez le menu Fichier › Exemples et choisissez Refoulement avec pompe et ASA.
  2. Le schéma s'affiche en vue Conception. Cliquez sur un tuyau, un nœud ou la pompe : le panneau de droite montre ses caractéristiques.
  3. Cliquez sur Régime permanent dans la barre d'outils. Le calcul est gratuit et vérifie que l'état initial (débits, charges) est cohérent.
  4. Cliquez sur Exécuter (F5). Le transitoire est calculé ; la vue bascule vers Résultats.
  5. Regardez le profil en long : les courbes Enveloppe Hmax et Enveloppe Hmin encadrent la charge initiale. Le bandeau de verdict indique s'il y a cavitation ou dépassement de PN.
  6. Le profil démarre à l'amont du régime permanent. Pour tracer un autre profil, choisissez Personnalisé : choisir les tuyaux… dans la liste des chemins, puis ajoutez les tuyaux un à un : chaque tuyau doit avoir un nœud commun avec la fin du chemin (boutons Inverser et Vider). La fenêtre Vue › Résultats dans une fenêtre séparée propose le même choix, avec Imprimer / PDF et un bouton PNG pour enregistrer la figure en image. Le profil choisi est mémorisé pendant la session et proposé dans la fenêtre d'édition de la note technique (case « Inclure le profil en long choisi », cochée par défaut), où il devient la première figure ; Vider le supprime.
  7. Revenez en Conception, supprimez l'ASA (outil sélection puis Suppr) et relancez : comparez les enveloppes.
  8. Après un calcul à jour, Calcul › Éditer la note technique (PDF)… (Ctrl+P) produit la note.

Le menu Exemples (Fichier › Exemples) est organisé en quatre sous-menus :

  • Modèles de conception : Adduction avec point haut et CEAI, Conduite gravitaire avec soupape, Refoulement avec pompe et ASA, Refoulement avec cheminée-ballon, Adduction avec cheminée d'équilibre, Point haut décrit par un profil détaillé, Ventouse à deux étages à la sortie, Soupape de décharge à deux nœuds (retour à la bâche), Clapet à battant (bilan de couple), Bélier hydraulique de Montgolfier, Réducteur temporisé et vanne de garde, Réservoir à deux cuves avec mur-seuil, Adduction gravitaire, réservoir à deux cuves, seuil noyé, Aménagement de 'Muela (Lesotho) : tunnel, cheminées, turbines Francis, Aménagement de 'Muela : variante de 600 s pour le calcul en ligne, Adduction de 206 km (Xue 2022) : solution initiale, cheminée, Adduction de 206 km (Xue 2022) : trois tours à deux puits.
  • Organes en parallèle sans tuyau (groupes d'organes) : Vannes jumelées en parallèle, Station de deux pompes en parallèle, Surpresseur avec clapet de by-pass, Réducteur de pression avec vanne de by-pass (voir 5.3).
  • Validation sur mesures et maxima publiés : Système en Y en PEHD (Pérouse) et Réseau bouclé en PEHD (Pérouse), schéma de la thèse (17 nœuds, numérotation et distances de la thèse de Maietta), dont les mesures de laboratoire se superposent au calcul par Calcul › Caler sur des mesures › Mesures jointes au projet ; Acier + PEHD en série (Varsovie) et Tuyau PEHD supplémentaire (Varsovie) (bancs de l'Université de technologie de Varsovie, Water 2022 et Energies 2021 ; seules les surpressions maximales publiées sont comparées) ; Banc d'essai à sortie libre, à caler sur un essai (décrit plus bas).
  • Validation du livre (courbes de référence jointes) : treize projets (sept du livre de validation de CBELIER et six tirés de Wylie & Streeter), chacun avec sa courbe de référence (voir 2.2).

Les listes longues défilent sans que le menu se ferme : molette de la souris, ou flèches ▲ et ▼ en haut et en bas de la liste (le survol d'une flèche fait défiler en continu, un clic fait défiler d'environ une page). Sur une fenêtre peu haute, la liste est limitée à la hauteur de la fenêtre.

Afficher les résultats dans une fenêtre séparée, imprimer, enregistrer en PDF. Après un calcul, Vue › Résultats dans une fenêtre séparée (ou le bouton « Fenêtre séparée » de la vue Résultats) ouvre une seconde fenêtre que vous pouvez glisser sur un deuxième écran ; elle se met à jour à chaque nouveau calcul. Elle contient quatre onglets : Synthèse (verdict, indicateurs, avertissements), Tableaux (extrema aux nœuds et caractéristiques des tuyaux, triables par clic sur l'en-tête, avec export CSV et copie vers Excel), Enveloppes Hmax / Hmin (profil en long de chaque chemin entre réservoirs, en charges ou en pressions) et Courbes dans le temps (pression, charge ou débit des nœuds et des tuyaux choisis, avec fenêtre de temps et valeurs extrêmes). Le bouton Imprimer / PDF ouvre le dialogue d'impression du navigateur : choisissez votre imprimante, ou « Enregistrer au format PDF » ; la rubrique « Contenu imprimé » permet de ne garder que certains onglets. La mise en page est en A4, sur fond blanc, avec un en-tête (projet, scénario, date). Le débit dans le temps est suivi pour les tuyaux adjacents aux nœuds suivis ; si la fenêtre est bloquée, autorisez les fenêtres surgissantes pour CBELIER.

Comparer le calcul aux mesures jointes (sans recalage). Pour les exemples de validation de Pérouse et ceux du livre de validation (voir 2.2), la vue Résultats affiche, après le transitoire, une carte « Mesures jointes au projet » : la mesure du capteur choisi et le calcul de CBELIER sont tracés sur le même graphique (variation de charge ΔH ou charge), avec l'écart quadratique et l'amplitude mesurée. Aucun recalage n'est fait : le calcul est tracé tel quel, la mesure étant placée dans le temps du modèle (début de la manœuvre à t = 0). Cette comparaison fonctionne aussi dans la version en ligne, où le recalage automatique (Calcul › Caler sur des mesures) n'est pas disponible.

Valider et caler un banc d'essai à sortie libre. L'exemple Banc d'essai : sortie à l'air libre à caler sur un essai décrit un montage type laboratoire : réservoir sous pression de 40 m, conduite d'acier DN 50 de 62,5 m (célérité 1 100 m/s), capteur de pression au nœud C à 3 m de l'extrémité, ajutage de 5,5 mm (Cd 0,90) fermé en 30 ms par une vanne de queue. Les valeurs sont des ordres de grandeur à remplacer par celles de votre installation. Aucune mesure n'y est jointe. Pour valider le modèle sur votre essai : (1) adaptez les données du banc (longueur, diamètre, célérité, charge, diamètre de l'ajutage, durée de fermeture) ; (2) lancez le transitoire et notez la surpression calculée au capteur ; (3) ouvrez Calcul › Caler sur des mesures… (version installée sur le poste), choisissez le nœud C, collez ou téléversez votre chronique de pression (gabarit exemples/banc_sortie_libre_gabarit_mesures.csv : temps en secondes ; pression en m CE, la fermeture à t = 0, quelques points avant pour la pression de référence) ; (4) cochez les paramètres à caler : coefficient de débit Cd de la sortie, durée de fermeture de la sortie, facteur de célérité, coefficient k du frottement instationnaire, décalage temporel ; (5) lancez le calage, examinez la superposition mesure / modèle initial / modèle calé, puis Appliquer au modèle. Ne cochez que ce que vos mesures permettent de distinguer : le Cd et la durée de fermeture ne s'identifient bien que si le débit permanent et la forme du front de pression sont mesurés. Le calage compare les variations de charge : l'écart de cote du capteur est sans effet. Vérifiez que les valeurs calées restent physiques (Cd entre 0,6 et 1, durée de fermeture proche du temps réel de la vanne) et qu'aucune n'atteint sa borne : un paramètre à sa borne signale une erreur de données ou un phénomène non modélisé (poche d'air, viscoélasticité).

2.1 Votre premier projet de zéro

  1. Ctrl+Alt+N (ou Fichier › Nouveau projet) ouvre un projet vide. Donnez-lui un titre dans le panneau de droite (rien n'étant sélectionné, il affiche les propriétés du projet).
  2. Outil Réservoir (R) : placez le réservoir amont, puis un second réservoir aval.
  3. Outil Jonction (J) : placez au moins deux jonctions intermédiaires (points hauts, bas, piquages).
  4. Outil Tuyau (T) : cliquez sur le nœud de départ puis sur le nœud d'arrivée.
  5. Sélectionnez chaque élément et renseignez ses valeurs (voir chapitre 5).
  6. Pour une manœuvre simple : posez une Vanne entre deux jonctions et réglez sa loi de fermeture.
  7. Surveillez l'onglet Validation du panneau latéral et le journal en bas de l'écran : tout élément en rouge doit être corrigé avant le calcul.
  8. Enregistrez avec Ctrl+S (fichier .cbelier.json) ; Fichier › Enregistrer sous… (Ctrl+Maj+S) crée une variante sous un autre nom.
Le projet est un fichier chez vous

CBELIER ne stocke pas vos projets sur le serveur. Le fichier .cbelier.json enregistré sur votre poste est la seule copie : sauvegardez-le.

2.2 Exemples de validation du livre (courbes de référence jointes)

Le sous-menu Fichier › Exemples › Validation du livre ouvre treize projets : sept issus du livre de validation de CBELIER (tableau ci-dessous) et six tirés de l'ouvrage de E. Benjamin Wylie et Victor L. Streeter, Fluid Transients (McGraw-Hill, 1978), décrits plus bas. Chacun est un projet ordinaire (fichier .cbelier.json, enregistrable sous un autre nom) qui contient, outre le réseau, la courbe de référence (mesure de laboratoire ou courbe publiée numérisée) dans le champ « mesures jointes ». Ils servent à deux choses : comparer le calcul à une référence sans rien ajuster, puis, si vous le souhaitez, caler le modèle sur cette référence.

ProjetOrigine du casCourbe de référence jointeÉcart quadratique initial (calcul tel quel, sans calage) / amplitude mesurée
CV-015 Simpson–BergantSimpson et Bergant (1994), J. Hydraul. Res. 32(2), fig. 10 : séparation de colonne à la vanne aval, conduite de cuivre de 37,2 m, V₀ = 0,76 m/s, fermeture en 0,010 sCharge à la vanne (nœud V), figure numérisée (± 1 m, ± 0,001 s), pas de 1 ms, alignée sur le premier franchissement de 50 m16,4 m pour 126,2 m
CV-011 ZhaoZhao et al. (2020), Water 12(9) 2566 : séparation de colonne multipoint, DN100, 200 m, 77 m³/h, fermeture nominale 1 sPressions des capteurs P1 (nœud J1) et P2 (nœud JB), figures 8 et 9 numérisées, converties en m, alignées sur l'amorce de chute de P141,9 m pour 86,9 m (J1) ; 35,4 m pour 64,0 m (JB)
CV-010A / CV-010B cas ICHPopescu et al. (2003) d'après les courbes de Boye et al. (2017), figures 8 (sans protection) et 9 (avec dispositif d'air) : conduite de 161 m, DN125Pressions des points 1 (nœud J1) et 7 (nœud J7), numérisées, en at converties en m, instants non décalésA : 40,9 m pour 208,7 m (J1) ; 21,8 m pour 164,4 m (J7). B : 17,1 m pour 144,9 m (J1) ; 8,3 m pour 91,1 m (J7)
CV-012 Y en PEHD avec fuitePan et al. (2022), Water Resources Research ; mesures Zenodo 10.5281/zenodo.6984669 (CC BY 4.0) : réservoir, jonction, vanne rapide, cul-de-sac et fuite à 36,18 m de la jonctionCharges mesurées à la vanne (nœud V) et au cul-de-sac (nœud E), pas de 5 ms, sans décalage0,65 m pour 9,6 m (V) ; 0,48 m pour 10,0 m (E)
Cas de validation 1Suite de vérification publiée d'un logiciel de transitoires du commerce (source citée dans la description du projet) : fermeture de vanne sans cavitationCourbe publiée, numérisée (nœud J2)8,5 m pour 157,4 m
Cas de validation 14Même suite de vérification, Wylie Ex. 7-1 : déclenchement de pompe en quatre quadrants et fermeture de vanneCourbe publiée, numérisée et convertie de ft en m (nœud W2)3,0 m pour 96,3 m

Les écarts initiaux sont des valeurs calculées par CBELIER avec les projets livrés (variations de charge, en m d'eau) ; ils changent si vous modifiez le projet. L'amplitude est celle de la courbe de référence.

Cas tirés de Wylie & Streeter

Source : E. Benjamin Wylie et Victor L. Streeter, Fluid Transients, McGraw-Hill, 1978. Les six projets reprennent les données publiées dans l'ouvrage (exemples 3-1, 3-7, 5-2, figure 9-7, essais de Propson, §8-5 avec ses programmes de l'annexe) et, quand le livre ne donne qu'une courbe, la courbe est lue sur la figure (incertitude de lecture indiquée dans la description de chaque projet). Les écarts ci-dessous sont ceux du calcul CBELIER au livre, tels que mesurés avec les projets livrés.

ProjetCas du livreComparaison au livre
Exemple 3-1Fermeture de vanne, conduite de 600 m, réservoir à 150 m, τ = (1 − t/2,1)1,5Charges publiées de 0,1 à 2,6 s jointes (nœud J) ; maillage et pas de temps du livre
Figure 9-7Fermeture en 21 points, conduite de 2 000 mCharge maximale publiée : 75,45 m à t = 6 s ; courbe jointe de 0 à 10 s
Exemple 3-7Trois tuyaux en série (annexe C), fermeture tabuléePic publié 805,76 m à la vanne ; écart de CBELIER de l'ordre de 0,25 % du pic (le livre garde f constant, CBELIER recalcule le frottement à chaque pas)
Propson (fig. 9-20)Conduite simple, fermeture programmée, essais de l'Université du MichiganPic à la vanne à 0,4 m près ; charges initiale et finale à 0,3 m près ; écart maximal d'environ 4 m dans la descente raide vers t = 4 s (lecture de la figure et loi τ). Comparer l'allure et l'ordre de grandeur, non une validation chiffrée
Exemple 5-2Ventouse d'entrée d'air, apport amont variable (annexe D)Charge à la ventouse à 0,13 m près ; volume d'air maximal 20,4 ft³ (livre : 20,3) ; masse d'air + 2,4 % à 10 s
Pompe et condenseur (§8-5)Arrêt de pompe et séparation de colonne au condenseur (annexe G)Livre : effondrement de la cavité à 10,17 s, pointe d'environ 150 ft (courbes seulement). CBELIER (projet livré) : effondrement vers 11,1 s, pointe d'environ 171 ft. Avec le frottement exact du livre au niveau du solveur : 10,6 s et 141 ft. À comparer en ordre de grandeur et en chronologie

Réserves. Dans le projet « Pompe et condenseur », la pompe est représentée comme dans le livre par une charge imposée en fonction du temps (réservoir amont à loi de charge, et une perte en série), non par une pompe avec sa caractéristique et son inertie ; le frottement du condenseur (f = 0,415 dans le livre) est limité par la rugosité maximale admise par l'interface (0,05 m), d'où le décalage signalé ; le dégazage du livre (loi d'Henry) n'est pas modélisé, seul le cas sans air est comparable.

Utiliser un exemple

  1. Ouvrez le projet, puis Exécuter (F5). Le calcul se fait sur le serveur dans la version en ligne.
  2. Dans la vue Résultats, la carte « Mesures jointes au projet » trace la courbe de référence et le calcul sur le même graphique, avec l'écart quadratique et l'amplitude. Le calcul est tracé tel quel ; la courbe est placée dans le temps du modèle.
  3. Version installée sur le poste : Calcul › Caler sur des mesures… › Mesures jointes au projet propose le calage de la célérité (facteur), du coefficient k du frottement instationnaire et du décalage de temps ; cochez uniquement ce que la courbe permet de distinguer, examinez la superposition, puis Appliquer au modèle si le résultat reste physique. La version en ligne ne propose que la comparaison (étape 2).
  4. Enregistrez le projet calé sous un autre nom : le projet d'origine, sans calage, reste la référence de comparaison.
Ce que ces exemples démontrent et ne démontrent pas

(1) Un écart important sans calage est normal pour les cas dont les données sont en grande partie supposées (CV-010A et B, CV-011) ou numérisées sur des figures (incertitude de lecture) : le livre leur donne le statut « à compléter » ou « non validé ». (2) Caler un modèle sur une courbe n'est pas le valider : le calage mesure ce que les paramètres incertains peuvent absorber ; une validation se juge sur des données non utilisées pour le calage. (3) Pour les cas de validation 1 et 14, CBELIER est comparé à un autre logiciel et à des courbes publiées : c'est une vérification croisée, pas une validation expérimentale. (4) Dans les cas de validation 1 et 14, la loi de la vanne du fichier d'origine est une table de points que le format de projet ne sait pas décrire : elle est approchée par une loi « deux temps » (écart sur l'ouverture relative de 0,007 au cas 1 ; quasi nul au cas 14), ce qui donne au cas 1 un écart de quelques pourcents sur l'enveloppe ; au cas 14, la pompe est celle du moteur (caractéristique de vitesse spécifique 35), non la table à quatre quadrants d'origine. Le fluide du fichier d'origine n'est pas repris : les projets sont en mode « historique » (célérité imposée).

Cas du livre non disponibles dans l'interface : le cas 3 de la même suite (table de pompe propre au logiciel d'origine) reste hors du format de projet. Les cas 5, 6, 7 et 15 (injection à débit variable) et 9 (réservoir à charge variable) ne sont pas encore repris : le format de projet sait désormais décrire une injection et une charge de réservoir variables dans le temps (voir 5.1 et 5.1 bis), mais ces cas n'ont pas été portés ; ils restent calculables par les scripts du livre. Les cas CV-012 (modèle calé) et CV-014 (réseau de Pérouse) existent aussi sous forme des deux exemples de Pérouse du sous-menu « Validation sur mesures et maxima publiés ».

3. Compte, crédits et tarification

3.1 Accès au service

ModePour quiComment
Compte en ligneTout utilisateurMenu Compte › Créer un compte…, puis confirmation par le lien reçu par e-mail ; ensuite Se connecter…
Clé d'APIClients sous contrat, usage interneCompte › Utiliser une clé d'API…

À l'inscription, 2 crédits sont offerts. Compte › Mon compte et crédits affiche le solde et les mouvements.

3.2 Combien coûte une étude

Une étude correspond à un tracé de conduites. Son coût dépend de sa classe de complexité, qui est la plus haute de trois mesures : nombre de conduites physiques, nombre d'organes et accessoires, longueur totale.

ClasseConduites physiquesOrganes et accessoiresLongueur totaleCrédits
C1 Simple≤ 10≤ 10≤ 50 km1
C2 Standard≤ 25≤ 25≤ 100 km2
C3 Intermédiaire≤ 50≤ 50≤ 250 km4
C4 Complexe≤ 100≤ 100≤ 500 km8
C5 Très complexe≤ 250≤ 250≤ 1 000 km16
C6 Sur devisau-delà de la classe C5sur devis
  • Une conduite physique est une suite de tuyaux sans ramification, sans organe, sans accessoire ni consommation : découper une conduite en plusieurs tuyaux (pour y placer un profil, par exemple) ne la fait pas compter plusieurs fois.
  • Avant le lancement, l'interface affiche par exemple « Complexité C2 · nouvelle étude · 2 crédits · solde 18 ».
  • Le régime permanent est gratuit. Un calcul qui échoue ne coûte rien (le crédit est rendu).
  • Surclassement. Un calcul exceptionnellement lourd pour sa classe (longue durée simulée, tuyaux très courts qui imposent un pas de temps très fin) peut être facturé dans la classe supérieure qui le couvre. L'interface le propose avant tout débit, par exemple « Complexité C4 → C5 (surclassement) · 16 crédits » : acceptez, ou réduisez la durée simulée. Pour une variante d'une étude déjà payée, seule la différence est débitée (C4 payée 8 crédits, variante en C5 : complément de 8 crédits) ; l'étude reste ensuite ouverte à ce niveau. Au-delà de la classe C5, le calcul est sur devis.
  • La note technique est incluse dans l'étude : aucun crédit supplémentaire.
Variantes gratuites pendant 30 jours

Une fois l'étude payée, vous pouvez recalculer le même tracé autant que nécessaire pendant 30 jours (dans la limite de 200 calculs) : changer diamètres, célérités, PN, organes, lois de manœuvre, protections, durée. Seul un nouveau tracé (longueurs ou cotes d'extrémité différentes) ouvre une nouvelle étude. Les scénarios d'un même tracé sont des variantes de l'étude : un seul débit de crédits.

3.3 Packs de crédits et paiement

PackCréditsPrix HT (virement)Prix (PayPal / carte)
Découverte3450 MAD42 €
Essentiel101 500 MAD140 €
Pro303 900 MAD360 €
Bureau10010 000 MAD930 €

Menu Compte › Acheter des crédits…. Virement : TVA de 20 % en sus, une référence est générée, les crédits sont ajoutés à la réception des fonds et une facture vous est adressée. Carte bancaire et PayPal : paiement en euros. Institutions et grands volumes : sur devis auprès d'ALFA WAMANE.

Tarifs à vérifier

La grille ci-dessus est celle de la version actuelle. La référence faisant foi est toujours Compte › Tarifs dans l'application.

3.4 Mes études et crédits

Compte › Mes études et crédits… (compte en ligne) affiche, en lecture seule, vos études ouvertes ou terminées, vos derniers calculs, les mouvements de crédits et vos achats par virement. Seules les données de votre compte sont visibles. Compte › Profil du bureau… permet de renseigner l'en-tête et les signataires des notes techniques sans éditer une note.

4. L'interface

4.1 Les zones de l'écran

ZoneRôle
Barre de menusFichier, Édition, Vue, Calcul, Compte, Aide, avec la version affichée à côté du logo et le titre du projet.
Barre d'outilsNouveau, Ouvrir, Enregistrer, Annuler / Rétablir, Régime permanent, Exécuter (F5), bascule Conception / Résultats, Ajuster, Raccourcis.
Boîte à outils (gauche)Sélection ; Nœuds (Réservoir, Réservoir variable, Cheminée d'équilibre, Jonction) ; Liaisons (Tuyau, Vanne, Clapet, Pompe, Perte singulière, Réducteur de pression, Limiteur de débit, Soupape à retour bâche, Clapet à battant) ; Accessoires (Ventouse, Soupape, ASA, Cheminée-ballon, Sortie à l'air libre). Soupape dynamique, anticipateur et disque de rupture se choisissent dans la fiche d'une jonction (Accessoire › Type).
Zone de travailLe schéma du réseau. Molette : zoom. Glisser le fond : déplacement. F : ajuste la vue.
Panneau latéralQuatre onglets : Propriétés (projet ou élément sélectionné ; les mêmes propriétés s'ouvrent aussi dans une fenêtre à onglets par double-clic, voir § 4.5), Validation (messages critiques, bloquants, avertissements et informations), Scénarios et Calcul (options de calcul).
Panneau du basTableaux des nœuds, des tuyaux et des organes, et journal des opérations et des calculs.

4.1 bis Les symboles du schéma

Depuis l'interface 4.9.0, la boîte à outils et le schéma emploient les mêmes pictogrammes, dessinés sur une grille de 24 × 24 px (formes pleines, détails en réserve). La famille se lit par la forme et par la couleur :

FamilleÉlémentsRepère
NœudsRéservoir, réservoir variable, cheminée d'équilibre, jonctionbleu (axe) ; eau en vert dans les réservoirs
Organes actifsPompe, turbine Francis, réducteur de pression, limiteur de débitviolet
Organes passifsVanne, clapet, clapet à battant, perte singulière, soupape à retour bâche, réservoir à deux cuvesgris
ProtectionsVentouse, soupapes, anticipateur, disque de rupture, ASA, cheminée-ballon, sortie à l'air librepastille orange à coins arrondis
LimiteCasse de conduite (posée par un scénario)pastille grise

Marqueurs d'état. Un élément porte au plus un marqueur rond, à son coin supérieur droit, choisi par ordre de priorité ; chaque marqueur a son signe et une infobulle, il se lit donc aussi sans la couleur :

MarqueurSignification
Erreur (rouge, point d'exclamation)message de validation sur l'élément (onglet Validation)
Dépassement de PN (halo rouge autour du symbole)résultats à jour : la pression maximale dépasse la PN du tuyau en ce point
Cavitation (deux bulles)résultats à jour : cavitation détectée en ce point
Scénario (lignes)l'élément est la cible d'un événement du scénario actif (la coupure d'alimentation vise toutes les pompes)
Loi (courbe)sans scénario actif : loi de manœuvre de vanne non constante, disjonction de pompe, consigne variable d'un réducteur ou d'un limiteur, loi d'une sortie à l'air libre

Points de raccordement. Avec l'outil Tuyau ou un outil d'organe, chaque nœud affiche un cercle bleu creux où accrocher la liaison ; le nœud de départ choisi passe en vert plein.

Résultats sur le schéma. Après un transitoire, la boîte « Résultats sur le schéma » colore le réseau selon la pression maximale, la pression minimale ou le rapport Pression maximale / PN des tuyaux. Ce dernier mode classe chaque tuyau en trois classes : conforme (≤ 0,8 PN), à surveiller (0,8 à 1 PN) et dépassement (> 1 PN) ; un tuyau en dépassement est aussi tracé plus épais, et son infobulle donne le rapport. Des résultats périmés ne colorent plus le schéma.

MenuCommandes
FichierNouveau projet (Ctrl+Alt+N), Ouvrir… (Ctrl+O), Enregistrer (Ctrl+S), Enregistrer sous… (Ctrl+Maj+S), Projets récents (Chrome et Edge), Importer (modèle EPANET .inp), Exemples (trois sous-menus : modèles de conception, validation sur mesures et maxima publiés, validation du livre ; voir 2.2), Exporter (CSV et figures, voir 7.6), Quitter. Sous Chrome et Edge, le projet est écrit directement dans le fichier choisi et « Enregistrer » réécrit ensuite ce même fichier ; sous les autres navigateurs, il est téléchargé sous le nom choisi. « Quitter » propose d'enregistrer un projet modifié, puis ferme la fenêtre (application installée) ou termine la session (onglet).
ÉditionAnnuler, Rétablir, Supprimer la sélection, Réorganiser le schéma (disposition automatique).
VueConception (Alt+1), Résultats (Alt+2), Résultats dans une fenêtre séparée, Scénarios dans une fenêtre séparée, Ajuster la vue, Thème clair / sombre, Unités d'affichage…, Panneaux (afficher Propriétés, Validation ou Scénarios ; réduire ou agrandir le panneau latéral et celui du bas ; tout ancrer).
CalculFluide et site (eau, température, altitude), Régime permanent (F9), Exécuter le transitoire (F5), Annuler le calcul, Calculer tous les scénarios, Contrôle de conformité, Pré-dimensionnement rapide, Étude de sensibilité, Optimiser la fermeture d'une vanne, Caler sur des mesures (voir 7.7 à 7.10), Éditer la note technique (PDF), Lieu du calcul (sur ce poste / sur le serveur CBELIER).
CompteSe connecter, Créer un compte, Clé d'API, Mon compte et crédits, Profil du bureau, Mes études et crédits, Préférences d'affichage, Acheter des crédits, Tarifs, Administration (visible des administrateurs seulement), Se déconnecter.
LivresLivre 1 — Pratique et validation (L1) : mise en pratique, organes et protections, cas de validation ; Livre 2 — Théorie et méthodes numériques (L2) : équations, méthodes numériques, organigrammes ; pour chacun, présentation, extrait gratuit et achat ; Mes documents (exemplaires achetés, fichiers d'exemple, factures).
AideGuide d'utilisation (F1), Manuel de l'utilisateur (Maj+F1, PDF, édition 2.8), Méthode et validation, Glossaire et questions fréquentes, Nouveautés, Contact et support, Mentions légales, Confidentialité, Raccourcis clavier, À propos.

Écrans tactiles (tablettes, Android). Les sous-menus s'ouvrent en liste dépliante dans le menu : touchez un sous-menu (par exemple Exemples, puis Validation du livre) pour le déplier, faites défiler la liste au doigt, touchez le projet voulu. Ouvrir un autre sous-menu du même niveau referme le précédent, sans refermer celui qui le contient.

Menus au clavier. Atteignez un menu avec la touche Tab, puis Entrée ou Espace pour l'ouvrir ; ↓ ↑ choisissent une commande, → ouvre un sous-menu (ou passe au menu suivant), ← referme le sous-menu (ou passe au menu précédent), Entrée exécute, Échap referme.

Sous-menus à défilement (poste de travail). Quand une liste dépasse la hauteur de la fenêtre, elle s'arrête au bord de la fenêtre et défile sans que le menu se ferme : molette, ou flèches ▲ ▼ en haut et en bas de la liste (survol pour un défilement continu, clic pour avancer d'une page).

4.3 Raccourcis clavier

ToucheAction
Ctrl+Alt+NNouveau projet. Ctrl+N fonctionne aussi dans l'application installée ; dans un onglet du navigateur, Chrome et Edge réservent Ctrl+N (nouvelle fenêtre)
Ctrl+O / Ctrl+SOuvrir / enregistrer
Ctrl+Maj+SEnregistrer sous (nouveau nom ou emplacement)
Ctrl+Z / Ctrl+YAnnuler / rétablir
F5Exécuter le transitoire (scénario actif)
Maj+F5Calculer tous les scénarios
F9Régime permanent
Alt+1 / Alt+2Vue Conception / vue Résultats
Ctrl+PÉditer la note technique (PDF)
V · R · N · E · J · TOutils sélection · réservoir · réservoir variable · cheminée d'équilibre · jonction · tuyau
Maj+V · C · P · G · L · KOrganes : vanne · clapet · pompe · réducteur de pression · limiteur de débit · perte singulière
A · SAccessoires sur une jonction : ventouse · soupape
SupprSupprimer la sélection
Double-clic · EntréeOuvrir la fenêtre de propriétés de l'élément (schéma ou ligne des tableaux du bas)
Clic droit (appui long sur tablette)Menu de l'élément : Propriétés…, Supprimer
Ctrl+Entrée · ÉchapDans la fenêtre de propriétés : OK (valider) · Annuler
← / →Dans la fenêtre de propriétés, sur la barre d'onglets : onglet précédent / suivant
ÉchapAnnuler l'outil, la saisie en cours ou le calcul
FAjuster la vue
+ / −Zoom avant / arrière sur le schéma
F1 / Maj+F1Guide d'utilisation / Manuel de l'utilisateur (PDF), dans un nouvel onglet
↑ ↓ ← → · Entrée · ÉchapDans un menu ouvert : choisir, ouvrir un sous-menu ou passer au menu voisin, exécuter, fermer
?Afficher cette liste dans l'application

4.4 Unités et conventions

CBELIER propose quatre systèmes d'unités, choisis projet par projet. Ils changent l'affichage et la saisie ; ils ne changent ni les données enregistrées, ni les calculs (g = 9,81 m/s² dans tous les cas).

SystèmePressionLongueur, cote, chargeDiamètre, rugositéDébitVitesse
AEP (par défaut)m CEm, m NGFmmL/sm/s
SI strictPammm³/sm/s
US (unités américaines)psiftingpm (US)ft/s
Impérial britanniquepsiftingpm (UK)ft/s
  • Choisir le système. Cliquez dans une zone vide du schéma pour ne rien sélectionner : le panneau « Propriétés » affiche alors le réglage Système d'unités. Le choix est enregistré avec le projet.
  • Projets existants. Un projet enregistré avant cette fonction, ou resté en AEP, s'ouvre et se réenregistre exactement comme avant : le fichier n'ajoute le champ « units » que si vous quittez l'AEP.
  • Ce qui suit le système du projet. Les champs de saisie et leurs libellés, les tableaux, la vue Résultats (indicateurs, cavitation, profils, accessoires), les scénarios, la sensibilité, l'optimisation de fermeture, le journal de calcul, les messages de validation, l'aide, les importations (profil en long, mesures de calage, EPANET) et la note technique (PDF).
  • Valeur d'import par défaut. Les fichiers importés sont lus dans l'unité du système du projet, sauf choix contraire dans la boîte de dialogue d'import.
  • Priorité. Si votre compte impose une préférence d'affichage différente de m CE / L/s (voir ci-dessous), elle l'emporte sur le système du projet pour les pressions et les débits des résultats.
  • Vitesses angulaires en rad/s, inertie en kg·m² ; les nombres suivent la notation française (virgule décimale acceptée à la saisie).
  • Compte › Préférences d'affichage permet d'afficher les pressions en bar et les débits en m³/h, avec des décimales supplémentaires. Ce choix s'applique aux indicateurs, au verdict et au tableau des extrema de la vue Résultats ; il ne modifie ni les saisies ni la note technique, qui suivent le système d'unités du projet. Avec bar, les graphiques de pression restent en m CE. Les exports CSV restent toujours dans les unités du moteur (m CE, L/s, m), quel que soit le système.
Ce qui reste en unités du moteur

Quelques textes produits par le moteur de calcul restent dans ses unités (m, m CE, L/s) quel que soit le système : les libellés des contrôles numériques et des diagnostics de qualité, et les libellés de tracé de certains accessoires. Les données enregistrées sur le serveur (historique des calculs du compte) sont affichées dans l'unité de pression de votre système.

4.5 La fenêtre de propriétés

Chaque nœud, tuyau ou organe a sa fenêtre de propriétés, à la manière des logiciels de régimes transitoires du marché : une fenêtre au centre de l'écran, organisée en onglets, que l'on valide par OK ou que l'on abandonne par Annuler. Le panneau latéral « Propriétés » reste disponible : il montre les mêmes champs, et les deux restent synchronisés.

Ouvrir la fenêtre. Double-cliquez sur l'élément dans le schéma, ou sélectionnez-le et appuyez sur Entrée, ou faites un clic droit puis « Propriétés… ». Un double-clic sur une ligne des tableaux du bas (sur le nom de l'élément) l'ouvre aussi.

OK et Annuler. Les saisies s'appliquent tout de suite au schéma, au panneau et à la validation, pour que vous voyiez leur effet. OK (ou Ctrl+Entrée) les enregistre en une seule action « Modifier <élément> » : un seul Ctrl+Z les défait toutes. Annuler (ou Échap, ou la croix) remet l'élément, l'historique et l'état des résultats exactement comme à l'ouverture. Pendant que la fenêtre est ouverte, Ctrl+Z, F5 et les commandes de fichier attendent OK ou Annuler. Échap pendant la frappe d'un champ ne fait que rétablir ce champ.

En-tête. En haut de la fenêtre, toujours visibles : l'identifiant, pour un tuyau ou un organe ses nœuds amont et aval (bouton « Ouvrir… » : valide la fenêtre puis ouvre celle du nœud), la liste « Copier depuis », et un bandeau rouge quand l'élément a une erreur de modèle.

ÉlémentOnglets
RéservoirModèle · Conduites · Notes · État
Réservoir à niveau variableModèle · Section A(h) · Pertes dissymétriques · Conduites · Notes · État
Cheminée d'équilibreModèle · Cuve annulaire (cheminée différentielle) · Conduites · Notes · État
JonctionModèle · Consommation / injection · Accessoire · Conduites · Notes · État
TuyauConduite (cadres Longueur, Section de la conduite, Célérité de l'onde, Frottement, Pression nominale, Régime permanent) · Singularités · Paroi viscoélastique · Profil en long · Alertes · Notes · État
VanneModèle · Loi de manœuvre · Commande par pompe · Notes · État
ClapetModèle · Fermeture dynamique (modèle dynamique) · Notes · État
Clapet à battantModèle · Contrepoids et ressort · Dynamique du disque · Notes · État
PompeModèle (point nominal) · Courbes (caractéristique et aperçu) · Transitoire (inertie, disjonction) · Moteur asynchrone · Notes · État
Réducteur de pression, limiteur de débitModèle · Consigne variable · Temps de réponse · Notes · État
Perte singulière, soupape à deux nœudsModèle · Notes · État

Un « ✓ » dans le nom d'un onglet signale une option en service (accessoire posé, paroi viscoélastique, profil en long, commande par pompe…). L'onglet affiché est conservé après chaque saisie.

Conduites (nœuds) : tuyaux et organes raccordés, avec leur sens, leur longueur et leur diamètre ; « Ouvrir… » valide la fenêtre et ouvre celle de l'élément raccordé. Un nœud sans raccordement a cet onglet en rouge.

Aperçu de la caractéristique (pompe, onglet Courbes) : il ne trace que les données saisies — point nominal, courbe H(Q) et rendement η(Q) du constructeur. Avec les polynômes de Suter ou les tables du livre, seul le point nominal est tracé : les courbes complètes à quatre quadrants sont calculées par le moteur.

Copier depuis. Reprend toutes les caractéristiques d'un autre élément du même type (accessoire et ses réglages, section et célérité d'un tuyau, loi de manœuvre, courbes de pompe…). Ne sont jamais copiés : l'identifiant, la position, les extrémités, les notes, et pour un nœud la cote, la charge et les débits de consommation ou d'injection, pour un tuyau la longueur et le profil en long. Annuler défait la copie.

Notes. Texte libre enregistré dans le projet (origine des données, hypothèses, référence de plan…). Il n'est jamais transmis au moteur ni au serveur : il ne change ni les résultats ni le coût d'une étude.

État. Les contrôles du modèle qui concernent cet élément (mêmes messages que l'onglet Validation), le régime permanent (charge et pression, ou débit et vitesse) et, après un transitoire à jour, l'enveloppe des pressions (p₀, p max, p min et leurs instants ; aux deux extrémités pour un tuyau ou un organe). Le nom de l'onglet résume : « État ✓ », « État ⚠ n » (avertissements) ou « État ✕ n » (erreurs).

Aide. Le bouton « ? » à droite de la barre d'onglets ouvre ce guide à la section de l'onglet affiché (Singularités, Alertes, Paroi viscoélastique, Profil en long…).

Tablette. Sur un écran tactile, la fenêtre occupe tout l'écran, ses onglets défilent au doigt et ses boutons sont agrandis ; un double appui ouvre la fenêtre, un appui long ouvre le menu de l'élément.

5. Modéliser le réseau

Les unités indiquées dans ce chapitre sont celles du système AEP (par défaut). Avec un autre système, les champs, libellés et tableaux suivent le système du projet (voir 4.4).

Règles de topologie à respecter

1) Au moins un réservoir (charge imposée). 2) Un seul réseau d'un seul tenant : toutes les parties doivent être reliées. 3) Chaque nœud doit avoir au moins une liaison. 4) Un organe (vanne, clapet, pompe) relie obligatoirement deux jonctions : intercalez un court tuyau si nécessaire. 5) Un accessoire se pose uniquement sur une jonction.

5.1 Les nœuds

ÉlémentChampsRemarques
RéservoirIdentifiant ; Charge H (m NGF) ; Cote du radier Z (m NGF) ; ζ d'entrée (facultatif)Impose la charge. ζ d'entrée : perte singulière à l'entrée de la conduite, (1 + ζ)·V²/2g (≈ 0,5 arête vive, ≈ 0,05 entrée en cloche) ; vide = pas de perte. H inférieure à Z déclenche un avertissement. Pour un réservoir ou une bâche dont le niveau varie pendant le transitoire, utilisez le réservoir à niveau variable (voir 5.1 ter) ; ceux d'un modèle EPANET sont repris à l'import. Dans le fichier de projet, un réservoir à niveau constant peut aussi porter une loi de charge dans le temps (champ loi_H, table de points [t, H], de 2 à 500 points, charge tenue aux extrémités) : c'est ainsi que l'exemple pompe-condenseur représente la pompe. Pas de champ de saisie à l'écran pour l'instant.
Réservoir variableIdentifiant ; cote du radier ; niveaux initial, minimal et maximal ; trop-plein ; courbe hauteur / surface ; ζ de remplissage et ζ de vidangeLe niveau évolue avec les volumes échangés (voir 5.1 ter).
JonctionIdentifiant ; Cote Z (m NGF)Point de raccordement, support des accessoires. Cote valide de −500 à 6 000 m.

5.1 bis Consommations et injections aux jonctions

Une jonction peut porter un point de consommation et/ou un point d'injection. Saisie : panneau Propriétés de la jonction (section « Consommation et injection »), colonnes « Conso. » et « Injection » du tableau des nœuds (en L/s), ou import EPANET (demandes positives = consommations, demandes négatives = injections). Le schéma les affiche par une flèche sortante (consommation) ou entrante (injection) avec le débit.

ÉlémentComportement
Consommation q0Débit prélevé au régime permanent. Pendant le transitoire : loi d'orifice q = q0·√(p/p0), nulle en dépression.
Injection qApport de débit imposé (forage, source, branchement), indépendant de la pression, ajouté à la continuité du nœud, au permanent comme au transitoire. Dans le fichier de projet, le débit peut suivre une loi dans le temps (champ injection.loi, multiplicateur tabulé de q) ; exemple : l'exemple 5-2 de Wylie & Streeter. Pas de champ de saisie à l'écran pour l'instant.

Contraintes : jonction reliée uniquement à des tuyaux, sans ventouse ni casse. Pour un nœud touchant une vanne, un clapet ou une pompe, placez le débit sur une jonction voisine (l'import EPANET le fait automatiquement). Le bilan net (consommations − injections) est prélevé sur les réservoirs.

5.1 ter Réservoir à niveau variable

L'outil Réservoir variable (touche N) représente une bâche ou un réservoir dont le niveau monte et descend pendant le transitoire, au lieu d'imposer une charge constante. Dans le panneau Propriétés :

  • Niveaux initial, minimal et maximal, et trop-plein ;
  • courbe hauteur / surface : tableau de couples (h, A) ; la section est interpolée linéairement entre les points ;
  • pertes de charge dissymétriques : ζ de remplissage (débit entrant) et ζ de vidange (débit sortant), rapportés à la vitesse dans la conduite raccordée (perte = ζ·V²/2g).

Déversoir extérieur (onglet « Déversoir extérieur » de la fenêtre de propriétés, interface 4.10.9, moteur 3c.15) : « Aucun (trop-plein au niveau maximal) » ou « Oui (loi de déversoir) », avec la cote de crête Zx, la longueur déversante, la forme de crête (seuil mince, seuil épais ou personnalisée) et μ. Le débit évacué vers l'extérieur suit la loi du déversoir, Q = μ·L·√(2g)·(z − Zx)3/2 : le niveau dépasse la crête de la charge nécessaire pour évacuer le débit, et le niveau maximal devient la hauteur de la paroi (avertissement « paroi submergée » au-delà). Les résultats donnent le volume déversé et le débit maximal. μ est à justifier comme pour le mur-seuil (voir 5.3 ter).

Vidage et front de vidange (interface 4.10.12, moteur 3c.18). Quand le réservoir se vide et que l'écoulement sort, l'air entré occupe la partie haute des conduites descendantes : un front de vidange descend de maille en maille et s'arrête au niveau tenu par l'aval ; il recule si l'eau revient. Les résultats donnent la longueur vidangée, la cote minimale du front, le volume d'air et l'instant. Avant, la conduite descendante se vidait sans fin.

La validation signale les données manquantes ou incohérentes, et la note technique reprend ces caractéristiques. Les réservoirs à niveau variable d'un modèle EPANET (TANK) sont repris à l'import.

5.1 quater Cheminée d'équilibre

L'outil Cheminée d'équilibre (touche E) place un réservoir ouvert à l'air libre, à relier à la conduite par un tuyau. Champs : cote du pied Z, section Ac, hauteur de la crête hmax et ζ de l'orifice de raccordement. Deux listes en précisent le fonctionnement :

  • Type de cheminée : Ordinaire (l'eau entre et sort dans les deux sens) ou Unidirectionnelle (cuve à clapet : elle se vide dans la conduite quand la charge baisse, mais ne se remplit pas par la conduite ; son remplissage par une ligne séparée n'est pas modélisé).
  • Forme : Colonne seule, ou Différentielle (Johnson) : la colonne centrale déverse au-dessus de sa crête dans une cuve annulaire (section At, hauteur ht) qui communique avec le pied par un orifice (CdAs de remplissage, CdAs de vidange facultatif). La colonne réagit vite aux petites variations, la cuve absorbe les grandes. Si le niveau de la cuve dépasse la crête de la colonne, un avertissement invite à revoir At ou ht.

Section variable A(z) (interface 4.10.15, moteur 3c.20). Liste « Section » : Constante (Ac) ou Variable selon la hauteur A(z), saisie en lignes « hauteur au-dessus du pied ; section ». La section est interpolée linéairement entre les points et prolongée constante au-delà ; une marche (chambre d'expansion, cuve supérieure) se décrit par deux points très proches. Le volume et le niveau sont calculés exactement à partir de la courbe. La courbe doit couvrir toute la hauteur, du pied à la crête (avertissement sinon).

Étranglement (interface 4.10.15, moteur 3c.20). Liste « Raccordement à la conduite » : Orifice (ζ unique) ou Étranglement (pertes dissymétriques) : diamètre D de l'étranglement, ζ à l'entrée (l'eau monte dans la cheminée) et ζ à la sortie (elle descend), rapportés à la vitesse dans l'étranglement. Section variable et étranglement ne s'appliquent pas à une cheminée différentielle.

Disposition. Placez la cheminée sur le tracé, entre le tuyau d'amenée et le tuyau aval (la cheminée sert de nœud de passage, comme dans l'exemple). Une cheminée en cul-de-sac, reliée par un seul tuyau à une jonction intermédiaire, ne permet pas toujours d'établir le régime permanent initial : le calcul démarre alors hors équilibre et l'alerte « État initial approché » s'affiche.

Exemples : Fichier › Exemples › Modèles de conception › « Adduction avec cheminée d'équilibre » ; « Aménagement de 'Muela (Lesotho) » pour la section variable et l'étranglement.

5.2 Les tuyaux

ChampUnitéPlage / usage
Longueur Lm0,1 à 200 000 m
Section de la conduite—Rubrique « Section de la conduite » : matériau, puis au choix DN normalisé et série, diamètre extérieur et épaisseur, diamètre intérieur et épaisseur, ou diamètre intérieur seul. Le diamètre intérieur (10 à 5 000 mm), le module d'élasticité E et le coefficient de Poisson en découlent.
Rugositémm0 à 50 mm ; frottement de Darcy-Weisbach (même rubrique)
Célérité de l'ondem/sRubrique « Célérité de l'onde », champ Mode : Calculée (Allievi) à partir du fluide, de la paroi et de l'ancrage, ou Imposée (champ « Célérité a », 50 à 2 000 m/s). Voir 5.8.
PNbarPression nominale. Facultatif mais nécessaire au contrôle de dépassement de PN
Tuyaux courts

Un tuyau de moins de 5 m déclenche un avertissement : il contraint le pas de temps. Le moteur traite toutefois automatiquement les tuyaux très courts en « raccords rigides » (colonne d'eau rigide, inertie et frottement) lorsque c'est possible, ce qui évite des calculs interminables.

5.2 ter Pertes singulières réparties sur un tuyau

L'onglet Singularités d'un tuyau (ou la section « Pertes singulières » du panneau) recense les singularités dispersées le long de la conduite : coudes, tés, cônes, robinets ouverts… Chaque ligne donne une désignation, un nombre et un K unitaire, rapporté à la vitesse dans ce tuyau (perte ΔH = K·V²/2g). La somme ΣK = Σ n·K est affichée et transmise au moteur.

Modèle (moteur 3c.9). ΣK est réparti sur toute la longueur du tuyau et s'ajoute au frottement : coefficient équivalent f + ΣK·D/L, soit ΔH = (f·L/D + ΣK)·V²/2g en régime permanent, et le même terme dans le transitoire (méthode des caractéristiques, conditions aux limites, colonnes rigides, repli par volumes finis). Une perte répartie ne réfléchit pas les ondes : pour une singularité localisée et forte (vanne partiellement ouverte, diaphragme), utilisez l'organe « Perte singulière », qui la concentre en un point.

Valeurs de K. La saisie est libre : CBELIER ne propose aucune valeur par défaut. Reprenez celles du fabricant ou d'un ouvrage de référence, et citez-les dans les notes du tuyau. ΣK figure dans le tableau des conduites de la note technique, avec le détail des singularités.

Vérification. Un tuyau sans singularité donne exactement les mêmes résultats qu'avant la version 3c.9. Le modèle a été contrôlé en régime permanent par la formule analytique, et en transitoire par comparaison avec la même perte découpée en organes « Perte singulière » de plus en plus nombreux, dont les résultats convergent vers ceux de la perte répartie.

5.2 bis Conduites en plastique : le comportement viscoélastique

Dans une conduite en PEHD ou en PVC, la paroi ne se déforme pas instantanément sous la surpression : une partie de la déformation est retardée (fluage). Cette déformation retardée amortit les oscillations et abaisse les pics, alors qu'un calcul purement élastique les surestime. CBELIER la représente par un modèle de Kelvin–Voigt généralisé (Covas et al., 2004 et 2005), facultatif et propre à chaque tuyau. Sans lui, le tuyau reste élastique et les résultats sont inchangés.

Où le saisir. Dans l'inspecteur du tuyau, bloc « Paroi viscoélastique (PE, PVC… facultatif) » : cochez « Conduite viscoélastique », puis renseignez :

ChampUnitéSignification
Épaisseur de paroi emmReprise de la section du tuyau si elle est connue. Elle sert à calculer la contrainte σ′ = ρ·g·D·(H − H₀)/(2e) qui fait fluer la paroi.
τ (temps de retard)sDurée caractéristique du fluage d'un élément : un élément de petit τ agit sur les premières oscillations, un élément de grand τ sur l'amortissement lent.
J (complaisance retardée)1/GPaDéformation retardée finale de l'élément par unité de contrainte. Plus J est grand, plus l'amortissement est fort.

Un tableau d'éléments (une ligne τ ; J par élément) permet de décrire plusieurs échelles de temps ; deux éléments suffisent le plus souvent. Il faut au moins une ligne.

Les valeurs proposées par défaut ne sont pas celles de votre tuyau

En cochant la case, l'interface propose deux éléments (τ = 0,5 s, J = 0,4 /GPa) et (τ = 5 s, J = 0,3 /GPa). Ce sont des valeurs d'illustration, non issues d'un essai sur un tuyau réel (sur un refoulement d'essai, elles font passer la pression maximale de 126,5 à 87,7 m CE : l'effet est donc considérable). Remplacez-les par des valeurs justifiées. À titre de comparaison, les mesures de l'Université de Pérouse sur du PEHD (D = 93,3 mm, e = 8,1 mm) ont été reproduites avec deux éléments, τ = 0,0075 s et 0,98 s, J = 0,127 et 0,128 /GPa (1,27 et 1,28·10⁻¹⁰ Pa⁻¹ ; Pan et al., 2022).

La célérité à saisir. Avec la viscoélasticité, la célérité a du tuyau doit être la célérité élastique instantanée de la paroi, c'est-à-dire celle de l'onde avant que le fluage n'agisse. Elle est plus élevée que la célérité « apparente » qu'on choisirait pour un calcul purement élastique. Sur les mesures de Pérouse en PEHD, le meilleur calage donne une célérité instantanée de 390 à 400 m/s, au-dessus des 200 à 350 m/s du tableau de 5.8. L'interface avertit si la célérité dépasse 700 m/s sur une conduite viscoélastique. Le module d'élasticité du catalogue pour le PEHD (1 GPa) est signalé « à valider » : vérifiez-le.

D'où viennent J et τ. Trois sources, par ordre de confiance : des mesures de transitoire sur la conduite concernée (calage ; voir 9.2), des valeurs publiées pour le même matériau et le même type de conduite, ou à défaut les valeurs du fabricant. Les valeurs de la littérature ne sont pas transposables sans précaution : elles dépendent du matériau précis, de la température et de l'âge de la conduite. Le modèle est linéaire et n'a pas de dépendance à la température : J et τ sont ceux de la température et du niveau de contrainte où ils ont été déterminés.

Règles de bonne utilisation.

  • Calez la viscoélasticité (J, τ) avant le frottement instationnaire (coefficient k de Brunone). Sur les mesures de Pérouse, l'amortissement qu'on attribue à k s'explique au moins aussi bien par un fluage plus fort ; k absorbe alors ce que J et τ n'ont pas décrit.
  • Gardez τ ≥ 2·Δt : le schéma est explicite et devient peu fiable en dessous (un avertissement s'affiche). Visez plutôt τ ≥ 3 à 4·Δt. Un élément de τ = 7,5 ms impose donc un pas d'environ 2 ms ou moins.
  • Prévoyez au moins 8 mailles sur le tuyau ; en dessous, l'amortissement est mal résolu (avertissement).
  • Le modèle n'est pas applicable avec des complaisances très grandes (γ = a²·ρ·D·J/e de l'ordre de 1 ou plus). Dans ce cas, affinez le pas ou augmentez τ.
  • La contre-vérification par volumes finis ignore la viscoélasticité : sur un réseau avec conduite viscoélastique, son écart est seulement indicatif et ne déclenche aucune alerte.
Ce qui a été validé, et ce qui ne l'a pas été

Sur le réseau bouclé en PEHD de Pérouse (essai de fermeture de vanne, paramètres viscoélastiques de la thèse non recalés), l'écart quadratique global est de 0,75 m sur 7 capteurs, contre 3,81 m sans viscoélasticité ; sur le système en Y avec cinq paramètres ajustés, il est de 0,93 m, contre 1,41 m pour une conduite élastique recalée. Sur le réseau bouclé, le pic à la vanne est calculé à +20,5 m contre +22,2 m mesurés (−8 %), donc légèrement du côté défavorable ; sur le Y, les pics calculés vont de −4 % à +18 % de la mesure. La validation ne garantit donc pas que le calcul majore toujours le pic. Les limites : un seul essai pour chaque réseau, une seule manœuvre (fermeture de vanne), des paramètres issus de la même équipe que les mesures. Le couplage avec la cavitation en conduite plastique, l'arrêt de pompe sur PEHD et le PVC n'ont pas été validés sur des mesures : traitez ces cas avec prudence et vérifiez-les, si possible, sur mesure.

5.3 Les organes

Vanne

Définie par sa section efficace Cd·As maximale (m²) et sa loi de manœuvre. Cinq lois sont disponibles :

LoiParamètres
Fermeture (1 − t/T)EmDébut, durée T, exposant Em
Fermeture linéaireDébut, durée
Fermeture en deux tempsDébut, fin de la 1re phase, ouverture atteinte à t1, fin de fermeture
Ouverture linéaireDébut, durée
Ouverture fixeOuverture (0 à 1)

La fermeture en deux temps est la stratégie classique pour limiter la surpression : une fermeture rapide au début, plus lente ensuite.

Quand un scénario est actif

Les lois portées par les vannes et l'instant de disjonction des pompes sont ignorés : seuls comptent les ouvertures initiales et les événements du scénario. Le bouton « Depuis les organes » du panneau Scénarios recopie ces lois sous forme d'événements.

Clapet

Clapet anti-retour : section efficace Cd·As (m²) et état initial ouvert. Il se ferme quand l'écoulement s'inverse, ce qui peut produire un second pic de pression.

Clapet à battant (bilan de couple)

Le clapet ci-dessus se ferme instantanément quand le débit s'inverse (clapet « idéal »), ou suit une loi de disque simplifiée (modèle dynamique). Le clapet à battant à bilan de couple (outil « Clapet à battant » de la boîte à outils, rubrique Liaisons) décrit le disque articulé réel : on donne sa masse, son bras de levier, l'inclinaison du siège, un éventuel contrepoids ou ressort de torsion, et le moteur calcule à chaque pas l'angle d'ouverture, le retour d'eau avant la fermeture et la vitesse d'impact sur le siège. C'est le moyen de savoir si un clapet donné claque ou non, et de comparer un disque léger, un disque lourd, un contrepoids et un ressort. Il relie deux jonctions, comme un clapet ordinaire, et peut être placé au refoulement d'une pompe.

Principe physique. Le disque tourne autour d'une charnière. Écoulement normal, la poussée de l'eau le soulève : il se stabilise à l'angle d'équilibre où le couple de la poussée hydraulique égale le couple qui le rappelle vers son siège (son poids, plus le contrepoids et le ressort éventuels). Plus le débit est grand, plus le disque s'ouvre, jusqu'à la butée. Quand la pompe s'arrête, le débit décroît, la poussée diminue et le disque retombe sous son poids pendant que la colonne d'eau ralentit puis repart en sens inverse. Si le disque est lent (lourd en inertie, freiné par son articulation, ou à gros bras de levier), il est encore ouvert quand le retour d'eau s'établit : l'eau inverse le pousse alors violemment sur son siège (claquage) et l'arrêt brutal du débit inverse crée une surpression. Un disque qui se ferme avant l'inversion, grâce à un poids ou un contrepoids suffisant, évite le retour d'eau et le claquage ; à l'extrême, il se ferme avec le débit encore positif et coupe la colonne en mouvement, ce qui peut aussi créer une surpression sur une longue conduite (le guide du clapet à ressort le signale).

Principe mathématique. On note φ l'angle d'ouverture (0 = fermé, φmax = butée), ω = dφ/dt, ΔH = Hamont − Haval la perte de charge à travers le clapet, A = πD²/4 la section du siège, lp le bras de levier de la poussée (par défaut, celui du poids), lg le bras du poids, m la masse du disque, g = 9,81 m/s². Le bilan des couples autour de la charnière s'écrit :

  • Équation du mouvement. Itot·dω/dt = Mhyd − Mf(φ) − c·ω, avec Mhyd = ρ·g·ΔH·A·lp (couple de la poussée hydraulique) et c l'amortissement visqueux de l'articulation (N·m·s/rad).
  • Couple de fermeture. Mf(φ) = m·g·lg·sin(θs + φ) + mcp·g·lcp·sin(θs + φ + β) + T0 + k·φ, où θs est l'inclinaison du siège sur la verticale (0° : siège vertical, conduite horizontale, 90° : siège horizontal, conduite verticale), mcp, lcp et β la masse, le bras et l'angle de calage du contrepoids, T0 la précharge et k la raideur du ressort de torsion. Les termes en sinus sont le moment du poids autour de la charnière : il augmente avec l'ouverture tant que θs + φ reste inférieur à 90°.
  • Inertie. Itot = Idisque + mcp·lcp² + f·ρ·(π/6)·D³·lp². Idisque vaut m·lg² par défaut ; le dernier terme est l'inertie de la masse d'eau entraînée avec le disque (celle d'une sphère de diamètre D, à lp de la charnière, multipliée par le coefficient f, 1 par défaut). Cette masse d'eau est du même ordre que celle du disque : l'ignorer fausserait le temps de fermeture.
  • Perte de charge. ΔH = Q·|Q| / (2g·(Cd·A · a(φ))²), où Cd·A est la section efficace du clapet pleinement ouvert et a(φ) ∈ [0 ; 1] la section relative de passage : proportionnelle à l'angle jusqu'à la butée par défaut (a = φ/φmax), ou donnée par une table « angle ; a » (courbe Cv selon l'angle du constructeur). Tant que le disque n'a pas touché son siège, le retour d'eau est possible (Q < 0, ΔH < 0, couple de poussée négatif : il aide à fermer).
  • Équilibre et régime permanent. Au débit permanent Q, l'angle d'équilibre φ* est la racine de ρ·g·ΔH(φ, Q)·A·lp = Mf(φ), cherchée par bissection ; si le couple hydraulique dépasse Mf à la butée, le disque est en butée. La perte de charge du clapet au régime permanent vaut alors Mf(φ*) / (ρ·g·A·lp) : elle est calculée avec le réseau, de sorte que l'état initial est cohérent avec le premier pas du transitoire.
  • Fermeture. Le disque touche son siège quand φ atteint 0 : le débit est alors nul (comme pour un clapet fermé), la vitesse d'impact ωimp (rad/s) et la vitesse au bras de poussée ωimp·lp (m/s) sont relevées, le choc est inélastique (pas de rebond). Les chocs plus lents que 0,05 rad/s sont des appuis sans claquage et ne sont pas comptés.
  • Ouverture. Disque fermé, il se soulève dès que le couple de la pression différentielle dépasse le couple de fermeture au repos : ρ·g·ΔH·A·lp > Mf(0), soit ΔH > Mf(0) / (ρ·g·A·lp) (la « charge de décollement », affichée dans la fiche).
  • Couplage avec la méthode des caractéristiques. À chaque pas, le nœud est résolu avec l'angle du pas précédent (loi de perte ci-dessus, résolution implicite avec les tuyaux), puis le disque est avancé sur ce pas par sous-pas, avec le débit et la section du pas. La perte à débit figé croissant comme 1/a² quand le disque se pose, la section ne peut pas diminuer de plus de moitié au cours d'un pas : le couple de claquage reste borné et le débit, lui, s'effondre au pas suivant sous l'effet de la surpression.
ChampUnitéRôle
Section efficace pleinement ouvertm²Cd·A à φmax ; se déduit du coefficient de perte K du constructeur : Cd·A = A / √K (K de l'ordre de 1 à 2,5 pour un clapet à battant)
Diamètre du siègemFixe la section A sur laquelle s'applique la poussée
Masse du disque et de son braskgm ; fiche du constructeur
Bras de levier du poidsmlg : charnière → centre de gravité du disque et du bras
Bras de la poussée de l'eaumlp : charnière → centre de poussée (vide : égal à lg)
Inclinaison du siège°θs : 0 à 90°, typiquement 5 à 10° pour un clapet à battant sur conduite horizontale
Angle d'ouverture maximal°φmax (butée), typiquement 45 à 70°
Contrepoids : masse, bras, angle βkg, m, °Contrepoids extérieur qui aide à fermer (facultatif)
Ressort de torsion : précharge, raideurN·m, N·m/radT0 et k (facultatifs)
Inertie du disquekg·m²Vide : m·lg²
Coefficient de masse d'eau ajoutée—f (vide : 1)
Amortissement de l'articulationN·m·s/radc (vide : 0, pas de freinage ; un amortisseur ou un frein hydraulique allonge la fermeture et augmente le retour d'eau)
Section relative selon l'angle°, —Table facultative φ ; a (a entre 0 et 1,5, φ croissant) ; sans table, a croît linéairement jusqu'à la butée

Résultats. La vue Résultats ajoute une carte « Clapet à battant » : courbe de l'angle d'ouverture, angle initial, nombre de chocs, vitesse d'impact maximale (rad/s et m/s) avec son instant et le débit à cet instant, retour d'eau maximal. Une vitesse d'impact supérieure à quelques m/s au bras de poussée est le signe d'un claquage sévère : la comparaison entre variantes se fait sur la surpression au nœud aval et sur cette vitesse.

Limites du modèle

Le couple hydraulique est celui de la différence de charge qui traverse le clapet (loi d'orifice) : la variation du moment hydrodynamique propre à la forme du disque et du siège n'est pas modélisée, pas plus que le frottement sec de l'axe, le rebond sur le siège ou le flottement turbulent à très faible débit. Le disque suit la loi de section fournie : à défaut de table, a = φ/φmax. Pour un appareil précis, reprendre la masse, les bras de levier et le coefficient Cv selon l'angle du constructeur. Un disque dont le couple de fermeture au repos est nul (siège vertical, sans ressort ni contrepoids) ne se referme que sous l'effet du débit inverse : la validation le signale.

Exemple : Fichier › Exemples › Modèles de conception › « Clapet à battant (bilan de couple) ». Refoulement de 120 m en DN 500 vers un réservoir à 80 m, sans protection, pompe déclenchée à 1 s, disque de 90 kg avec un bras de 0,30 m sur un siège incliné de 7°. Au régime permanent (218 L/s) le disque est ouvert à 37,3° (perte de charge du clapet 0,32 m) ; à la fermeture, le retour d'eau atteint 5,1 L/s et la vitesse d'impact 2,1 rad/s (0,64 m/s au bras de poussée), pour une pression maximale de 83,2 m CE en aval, contre 80,8 m CE avec un clapet idéal. Un disque de 300 kg se ferme avant l'inversion du débit (retour d'eau inférieur à 1 L/s, 80,7 m CE) ; un contrepoids de 40 kg à 0,5 m donne 82,4 m CE ; un ressort de torsion (30 N·m de précharge, 60 N·m/rad) 80,8 m CE ; un amortissement de 60 N·m·s/rad, qui freine la fermeture, 86,7 m CE. Ces ordres de grandeur sont confirmés par les essais de vérification du moteur : équilibre des couples à 3·10−8 près, fermeture en chute libre identique à une intégration de référence de Runge-Kutta, vitesse d'impact conforme à la conservation de l'énergie (½·I·ω² = ∫Mfdφ).

Perte singulière

L'outil Perte singulière (rubrique Liaisons) relie deux jonctions et représente un coude, un té, un rétrécissement, une crépine ou un compteur : ΔH = K·V²/2g, V étant la vitesse dans le diamètre de référence D. Champs : coefficient K, diamètre de référence D et, facultatif, K en écoulement inverse pour un appareil dissymétrique (diffuseur, tuyère) ; vide, la perte est la même dans les deux sens. Le moteur la traite comme un orifice fixe toujours ouvert.

Pompe

ChampUnitéRôle
Débit nominalL/sPoint de fonctionnement nominal
Hauteur nominalemHMT au point nominal
Vitesse nominalerad/sωn (152 rad/s ≈ 1 450 tr/min)
Rendement—η au point nominal (0 à 1)
Inertie du groupekg·m²Moteur + pompe + accouplement : détermine la vitesse de décélération après disjonction. Une inertie élevée atténue le coup de bélier.
Disjonction àsInstant de la coupure en calcul sans scénario
Couple de démarrage Cd, de décrochage Ck, glissement nominal× Cn, —Pour le démarrage direct (moteur asynchrone) : défauts 1,8 · 2,5 · 2 %

Le moteur utilise les courbes de pompe en 4 quadrants (fonctionnement normal, inversion de débit, turbinage). Une station de pompes en parallèle est possible : posez plusieurs pompes entre les mêmes jonctions.

Organes en parallèle ou en dérivation sans tuyau (groupes d'organes)

Des organes peuvent être reliés directement les uns aux autres, sans tuyau intermédiaire, en série (pompe puis clapet, vanne puis clapet) comme en parallèle : deux vannes jumelées entre les deux mêmes nœuds, deux pompes avec leurs clapets entre un collecteur d'aspiration et un collecteur de refoulement, un clapet de by-pass entre l'aspiration et le refoulement d'une pompe, une vanne de by-pass autour d'un réducteur de pression. Pour poser un second organe entre les deux mêmes nœuds, tracez-le comme le premier : le schéma l'écarte en courbe.

Principe de calcul. Les organes qui partagent un nœud (autre qu'un réservoir) forment un groupe. Un groupe réduit à une chaîne simple suit la méthode historique, aux résultats inchangés. Un montage en parallèle, en dérivation ou en boucle est résolu d'un bloc à chaque pas de temps : les inconnues sont la charge de chaque nœud du groupe et le débit de chaque organe ; chaque organe ouvert donne sa loi (vanne, clapet, pompe, réducteur, limiteur, soupape de retour), chaque organe fermé un débit nul, et chaque nœud la continuité (avec, aux nœuds qui portent des tuyaux, la relation des caractéristiques). Le système est résolu par la méthode de Newton ; la continuité est exacte aux nœuds.

Régime permanent. Il est calculé par la méthode du gradient global. Un réducteur de pression y prend l'un de trois états : en régulation (charge aval à la consigne), grand ouvert, ou fermé, selon les règles d'EPANET ; l'état trouvé est recontrôlé avec la loi du calcul transitoire. Deux réducteurs en parallèle à consignes différentes se partagent la demande comme dans une station « petit débit / grand débit ».

Limites

Pas d'accessoire (ventouse, ASA, soupape…), ni de consommation, sur un nœud d'un montage en parallèle : placez-le sur une jonction voisine reliée par un tuyau. Les nœuds sans tuyau n'ont pas de volume : aucune cavité de vapeur n'y est admise (le calcul s'arrête avec un message si la pression y descend sous la tension de vapeur). Le réducteur de pression est idéal : il tient sa consigne instantanément.

Exemples : Fichier › Exemples › Organes en parallèle sans tuyau (vannes jumelées, station de deux pompes, surpresseur avec clapet de by-pass, réducteur de pression avec vanne de by-pass).

5.3 bis Réducteur de pression et limiteur de débit : temps de réponse

Par défaut, le réducteur de pression et le limiteur de débit sont idéaux : à chaque pas de temps, le réducteur tient la consigne aval (le limiteur, le débit plafond) comme s'il pouvait s'ouvrir ou se fermer en un instant. Un appareil réel, à clapet principal commandé par un pilote, met plusieurs secondes à parcourir sa course ; la vitesse est réglée par le pointeau du circuit pilote et diffère souvent à l'ouverture et à la fermeture.

Dans la fenêtre de propriétés, onglet Temps de réponse, choisissez « Réponse du clapet : Temporisée » et renseignez :

ChampRôle
Constante de temps de la régulation TL'ouverture χ du clapet suit, avec un retard du premier ordre, l'ouverture qui tiendrait la consigne (ou le plafond).
Course d'ouverture complète (minimale)Durée la plus courte pour passer de fermé à grand ouvert : l'ouverture ne varie jamais plus vite.
Course de fermeture complète (minimale)Même chose à la fermeture.

Les valeurs inscrites au choix de « Temporisée » (2 s, 30 s et 30 s) ne sont qu'un exemple : remplacez-les par celles de la fiche du fabricant ou de mesures (essai de manœuvre). Une valeur nulle supprime la limite correspondante ; les trois nulles redonnent l'organe idéal (résultats identiques aux versions précédentes). L'ouverture χ est tracée dans Résultats › Organes › Analyse d'un arc. Pendant une manœuvre, la charge aval d'un réducteur temporisé peut s'écarter de la consigne : vérifiez la PN du tronçon aval, en particulier entre un réducteur et une vanne de garde qui se ferme. Exemple : Fichier › Exemples › Modèles de conception › Réducteur temporisé et vanne de garde (valeurs d'illustration).

Limites

Modèle comportemental (Prescott et Ulanicki, 2003) : ni pompage ni instabilité du réducteur à faible débit, ni dynamique du pilote ou de la membrane ; section de passage proportionnelle à l'ouverture. CBELIER ne propose pas de valeurs : prenez-les sur la fiche du fabricant ou sur des mesures.

5.3 quater Turbine Francis

L'outil Turbine Francis (groupe Liaisons) se pose entre deux jonctions : l'entrée (conduite forcée ou branche de la trifurcation), puis la sortie (aspirateur). Interface 4.10.15, moteur 3c.21.

Rubrique de la fenêtreChamps
Point nominalDébit QR (L/s), chute nette HR (m) et vitesse nR (tr/min), supposés au meilleur rendement ; diamètre de la roue D (facultatif, déduit de la similitude sinon). La fenêtre affiche D, la vitesse de similitude, le couple nominal et le temps de lancer Ta.
Masses tournantesInertie J (kg·m²) ou GD² (t·m²) ; pertes mécaniques rapportées au couple nominal (1,43 % par défaut).
ManœuvreOuverture initiale y0 (1 = meilleur rendement), instant de découplage (rejet de charge), loi des directrices « t ; y ».

Modèle. Chute et couple par l'équation d'Euler (giration imposée par les directrices, pertes de frottement et de giration de sortie). La forme est calée sur les points publiés de la turbine modèle Francis-99 (NTNU) puis mise à l'échelle du point nominal. Avant le découplage, le réseau électrique impose la vitesse nR ; après, le groupe est libre : J·dω/dt = Mhydraulique − Mpertes.

Résultats. Résultats › Organes : carte « Turbines Francis » (vitesse maximale, instant, survitesse, état final) et « Analyse d'un arc » (charges, débit, vitesse et ouverture des directrices dans le temps). La note technique reprend la description de la turbine et sa vitesse maximale.

À justifier

La forme Francis-99 remplace la colline réelle de la machine : c'est une hypothèse. Au-delà de 1,3 fois la vitesse de similitude, la caractéristique est extrapolée et le calcul l'avertit. Pelton, Kaplan et turbine-pompe ne sont pas modélisés.

Exemple : Fichier › Exemples › Modèles de conception › « Aménagement de 'Muela (Lesotho) » (rejet total des trois groupes).

5.3 ter Réservoir à deux cuves avec mur-seuil

L'outil Réservoir à deux cuves (mur-seuil), dans le groupe Liaisons de la boîte à outils, représente un réservoir dont les deux cuves sont séparées par un mur dont la crête sert de déversoir. C'est un organe posé entre deux jonctions : la jonction de départ (J1) porte la cuve 1 (amont), la jonction d'arrivée (J2) la cuve 2 (aval). Chaque cuve a son propre niveau libre ; l'eau passe de l'une à l'autre par-dessus le mur, dans un sens ou dans l'autre.

Rubrique de la fenêtreChamps
Cuve 1 (amont), Cuve 2 (aval)Cote du radier Z, niveaux initial, minimal et maximal, trop-plein, section constante A ou courbe hauteur / surface, ζ de remplissage et de vidange (perte au raccordement, rapportée à la vitesse dans la conduite)
Seuil déversantCote de crête Zs, longueur déversante L, forme (seuil mince, seuil épais, ou personnalisé avec μ et n saisis), coefficient de débit μ (0,40 par défaut en seuil mince, 0,385 en seuil épais), exposant d'ennoiement n (1,5 par défaut, seuil mince), épaisseur de crête e (facultative, pour le contrôle de la forme)
Niveaux initiauxDéduits du seuil, les deux cuves (recommandé, interface 4.10.3) : le régime permanent cherche les deux niveaux pour lesquels l'apport de la cuve 1, le débit du seuil et le départ de la cuve 2 sont égaux, la masse étant conservée dans chaque cuve ; refus motivé si la cuve 2 se viderait ou déborderait. Cuve 1 déduite du seuil, cuve 2 imposée : seul z1 est cherché, la cuve 2 garde le niveau saisi et peut ne pas être en équilibre (état initial non stationnaire signalé). Imposés : niveaux saisis

Loi du seuil. Seuil dénoyé (cuve aval sous la crête) : loi de Poleni, Qs = μ·L·√(2g)·h3/2, h étant la charge sur la crête. Seuil noyé (aval au-dessus de la crête) : correction de Villemonte (1947), Qs = Qdénoyé·[1 − (hav/ham)n]0,385. Quand la cuve 2 est plus haute que la cuve 1, le sens s'inverse. Sur une bande de 1 mm autour de l'égalité des niveaux, la loi est raccordée sans saut de pente pour la stabilité du calcul. Les deux cuves et le seuil sont résolus ensemble à chaque pas de temps, en conservant exactement le volume.

Seuil épais (interface 4.10.4, moteur 3c.14). Quand la crête est longue dans le sens de l'écoulement, l'eau y passe en régime critique. Tant que la charge aval reste sous les 2/3 de la charge amont, le seuil est dénoyé : Qs = μ·L·√(2g)·ham3/2. Au-delà, il est noyé : Qs = (3√3/2)·μ·L·√(2g)·hav·√(ham − hav). Les deux lois se raccordent en valeur et en pente. μ = 0,385 par défaut, valeur théorique sans pertes ((2/3)3/2/√2), à justifier. Source : C. Ancey, Hydraulique à surface libre, cours EPFL, chap. 1. Si l'épaisseur de crête e est saisie, CBELIER la compare à la charge maximale h calculée sur la crête : crête mince si e < h/2, épaisse si e > 2h/3 (documentation Cassiopée, INRAE, § 4.4.1.2). Un avertissement signale une forme qui ne correspond pas ; le calcul n'est pas modifié.

Règles de saisie. Les jonctions J1 et J2 ne relient que des tuyaux (au moins un chacune), sans accessoire. Une consommation ou une injection peut être portée par J1 ou J2 (branchement piqué directement sur un puits, interface 4.10.10, moteur 3c.16) : son débit entre dans le bilan de la cuve, la consommation suivant la loi en orifice calée sur le niveau de la cuve ; les résultats donnent les volumes consommé et injecté par cuve. La crête doit être au-dessus des deux radiers et sous le niveau maximal de la cuve 1. L'ouvrage n'est pas disponible avec le calcul en volumes finis ni à l'import EPANET.

Déversoir extérieur de chaque cuve (interface 4.10.9, moteur 3c.15) : rubrique « Déversoir extérieur » de la cuve 1 et de la cuve 2, mêmes champs et même loi que pour le réservoir à niveau variable (voir 5.1 ter) ; volume déversé par cuve dans la carte des résultats.

Ouvrages en série et niveau imposé (interface 4.10.11, moteur 3c.17). Avec plusieurs réservoirs à deux cuves en mode « niveaux déduits du seuil, les deux cuves » (tours d'une adduction), les niveaux de toutes les cuves sont cherchés ensemble au régime permanent, la masse étant conservée dans chaque cuve. Chaque cuve a alors le choix « Niveau au permanent : Déduit (bilan de la cuve) / Imposé (niveau initial saisi) » : une cuve qui n'alimente que des consommations a un niveau indéterminé et doit être imposée ; le déséquilibre d'une cuve imposée est chiffré (réglez la vanne de tête). Les deux cuves d'un même ouvrage ne peuvent pas être imposées toutes les deux.

Cuve vide. Si une cuve se vide, le front de vidange décrit au 5.1 ter s'applique aux conduites descendantes qui en partent (interface 4.10.12, moteur 3c.18).

Résultats. Résultats › Organes, carte « Réservoir à deux cuves » : niveaux des deux cuves avec la crête, débit du seuil Qs, apport à la cuve 1 et départ de la cuve 2, régime (fermé, dénoyé, noyé, inversé) et volume passé par le seuil. La note technique reprend ces données, la loi du seuil avec ses sources et le bilan de l'ouvrage.

À justifier

μ = 0,40 est un ordre de grandeur pour un seuil mince ; le débit du seuil lui est proportionnel. Renseignez une valeur adaptée à la crête réelle (forme, contraction latérale, essais ou abaques). En seuil épais, μ = 0,385 est la valeur théorique sans pertes ; elle est aussi à justifier.

Exemples à plusieurs ouvrages : « Adduction de 206 km (Xue 2022) : trois tours à deux puits » (tours en série, déversoirs extérieurs, branchement sur un puits) et sa « solution initiale » à cheminée.

Exemple : Fichier › Exemples › Modèles de conception › « Réservoir à deux cuves avec mur-seuil » (fermeture puis réouverture de la vanne aval ; scénario « Soutirage sur J1 »). Tant que la cuve 2 reste sous la crête, la cuve 1 ne voit pas les ondes venues de l'aval : c'est l'intérêt hydraulique du mur-seuil. Second exemple : « Adduction gravitaire, réservoir à deux cuves, seuil noyé » (réservoir haut, PEHD DN 250, cuves de 1,5 et 1 m² aux niveaux initiaux différents, fonte DN 250, vanne fermée en 30 s ou en 120 s) : la cuve 2 se remplit et noie le seuil vers t ≈ 47 s, puis la cuve 1 monte avec elle jusqu'au trop-plein et l'écoulement ralentit dans la conduite PEHD. Dans le troisième scénario, la vanne est rouverte en 30 s dès le niveau maximal : le seuil redevient dénoyé vers t ≈ 2 400 s et la cuve 1 retrouve son régime initial.

5.4 Les accessoires de protection

Choisissez l'outil dans Accessoires puis cliquez sur la jonction. Le panneau de droite permet ensuite de régler l'accessoire. Un seul accessoire par jonction.

Ventouse / CEAI

Une ventouse laisse entrer l'air quand la pression chute (limite la dépression) et le laisse sortir lentement quand la conduite se remplit. La pression d'air n'est pas évacuée instantanément : le moteur calcule l'écoulement de l'air par les orifices d'entrée et de sortie.

  • Appareil du catalogue : constructeur / modèle / DN. Actuellement, seuls les RAMUS CEAI DN 150, 200, 250, 300, 400, 500 disposent des données complètes. Les modèles TRIFON et SNH 3F figurent au catalogue mais restent non simulables tant que les fiches constructeur manquent (message critique).
  • Ventouse paramétrique : D orifice entrée et Cd entrée (obligatoires), D et Cd sortie, seuil d'ouverture (m CE).
  • Sortie à deux étages (facultative) : un second orifice de sortie (D et Cd) plus petit que le premier. Il remplace le premier orifice dès que la surpression dans la conduite atteint le seuil d'écart de charge (m CE) ou que le débit d'air expulsé atteint le seuil de débit (m³/s d'air à la pression atmosphérique) ; au moins un des deux seuils est obligatoire. L'expulsion finale de l'air est ainsi freinée, ce qui limite la surpression à la refermeture. Même loi d'orifice compressible que les autres étages. Exemple : Modèles de conception › Ventouse à deux étages à la sortie.

Fronts de vidange derrière une ventouse (interface 4.10.14, moteur 3c.19). Tant que l'air admis tient dans une demi-maille de conduite autour du nœud, la poche reste ponctuelle. Au-delà, l'air occupe la partie haute de chaque conduite descendante depuis le nœud, avec un front propre à chaque branche ; la vidange de chaque côté s'arrête au niveau tenu par l'aval, et la poche revient ponctuelle quand l'eau la chasse. La loi de la ventouse (orifices d'entrée et de sortie, pression de la poche) est conservée. Une ventouse posée sur un nœud relié à un organe, ou sans conduite descendante de plus d'une maille, garde une poche ponctuelle : un avertissement le signale quand elle dépasse la demi-maille.

Dimensionnement de l'admission d'air

Pour dimensionner les débits d'air d'une adduction gravitaire à partir du profil en long, utilisez l'outil ALLOUANE HYDRAULIC TOOL / AirCalc (Formule A. ALLOUANE) puis saisissez ici l'appareil retenu pour vérifier son comportement en transitoire.

Soupape de décharge

ChampUnitéRôle
Taragem CEPression d'ouverture, au-dessus de la cote de la jonction (convertie en charge par l'interface)
Pleine ouverture àm au-dessusBande de surpression entre le début d'ouverture et la pleine ouverture (10 m par défaut)
Section efficacem²Cd·As à pleine ouverture
Cote de rejetm NGFCote de l'atmosphère à laquelle l'eau est évacuée (par défaut cote de la jonction)

Les résultats affichent le débit évacué (L/s) au cours du temps.

Soupape de décharge dynamique

Choisie dans la fiche d'une jonction (Accessoire › Type), elle reprend les champs de la soupape et ajoute un obturateur à masse, ressort et amortissement : temps de réponse, amortissement ζ et écart de refermeture (blowdown). La levée suit la charge avec retard et se referme sous le tarage moins le blowdown. Un temps de réponse trop long laisse passer la surpression ; trop court, la soupape peut battre.

Anticipateur de coup de bélier

Choisi dans la fiche d'une jonction (Accessoire › Type). Il s'ouvre sur la dépression qui suit un arrêt de pompe pour évacuer de l'eau avant le retour de l'onde, puis se referme lentement. Déclenchement : seuil bas de pression, arrêt d'une pompe surveillée, ou le premier des deux. Champs : pression de déclenchement, pompe surveillée, section efficace, délai du pilote, temps d'ouverture, maintien ouvert, temps de fermeture, cote de rejet. Une fermeture trop rapide recrée une surpression ; l'anticipateur peut aussi abaisser la pression minimale : à contrôler.

Disque de rupture

Choisi dans la fiche d'une jonction (Accessoire › Type). Appareil à usage unique : il se rompt à la première charge supérieure au seuil, puis reste ouvert. Champs : pression de rupture, section efficace après rupture, temps d'ouverture, cote de rejet.

Soupape de décharge à deux nœuds (retour à la bâche)

La soupape ci-dessus décharge à l'atmosphère depuis un seul nœud. La soupape à deux nœuds (outil « Soupape à retour bâche » de la boîte à outils, rubrique Liaisons) est un organe qui relie deux jonctions, comme une vanne ou un clapet : le nœud amont est la conduite protégée, où la pression est mesurée ; le nœud aval reçoit l'eau évacuée, que le tuyau de retour ramène à la bâche ou à un réservoir. L'eau évacuée n'est donc pas perdue et le bilan des volumes reste fermé. C'est une soupape de décharge interne, à retour vers la bâche (version passive).

Principe physique. Fermée sous le tarage, la soupape n'a aucune fuite. Quand la pression amont atteint le tarage, le clapet se soulève ; sa levée croît avec la pression jusqu'à la pleine ouverture (tarage + bande de surpression). Une partie du débit part alors vers l'aval, ce qui écrête la pointe de pression au lieu de la laisser se propager. Quand la pression retombe, la soupape se referme à la pression de tarage diminuée du blowdown (écart de refermeture) : l'écart entre ouverture et refermeture est une hystérésis qui évite le battement autour du tarage. Les vitesses de manœuvre (temps d'ouverture et temps de fermeture) représentent l'inertie du clapet ; nulles, elles donnent une réaction instantanée. Le retour d'eau de l'aval vers l'amont est interdit.

Principe mathématique. On note H1 la charge au nœud amont, H2 la charge au nœud aval, Q le débit évacué (de 1 vers 2), Ht la charge de tarage (cote du nœud amont + tarage), ΔP la bande de surpression et Hf = Ht − blowdown la charge de refermeture.

  • Ouverture. La section relative d'ouverture τ ∈ [0 ; 1] vaut τ = (H1 − Ht) / ΔP, bornée à 0 et 1. Une soupape déjà ouverte conserve, entre Ht et Hf, une levée résiduelle (5 % au tarage) qui décroît linéairement jusqu'à 0 à Hf : la loi reste continue, sans saut à l'ouverture. Les temps d'ouverture et de fermeture limitent la variation de τ par pas de temps à Δt / To et Δt / Tf.
  • Perte de charge. H1 − H2 = Q·|Q| / (2g · (Cd·A · τ)²), où Cd·A est la section efficace pleinement ouverte. Soupape fermée ou débit négatif, le moteur applique une résistance quasi infinie : Q ≈ 0.
  • Couplage avec les conduites. La méthode des caractéristiques donne, au nœud amont, H1 = CP1 − B1·Q (CP1 et B1 viennent du tuyau amont, B = a / (g·A)) et, au nœud aval, H2 = CM2 + B2·Q. Pour une ouverture τ donnée, le bilan K·Q² + (B1 + B2)·Q − (CP1 − CM2) = 0, avec K = 1 / (2g·(Cd·A·τ)²), se résout pour Q ; comme τ dépend de H1, le moteur résout l'ensemble au pas de temps courant (méthode de Newton, avec repli sur des résolveurs plus robustes).
  • Bilan de volume. La soupape n'accumule rien : le débit qui sort du nœud amont entre dans le nœud aval, et le volume évacué est la somme de Q·Δt.
ChampUnitéRôle
Section efficace pleinement ouvertem²Cd·A à τ = 1
Taragem CEPression d'ouverture, au-dessus de la cote du nœud amont (convertie en charge par l'interface)
Pleine ouverture àm au-dessusBande de surpression ΔP au-dessus du tarage (10 m par défaut)
Écart de refermeture (blowdown)mLa soupape se referme à tarage − blowdown (0 = pas d'hystérésis ; doit rester inférieur au tarage)
Temps d'ouverture, temps de fermeturesDurées de manœuvre (0 = instantané)
Règles de montage

Les deux jonctions de la soupape ne doivent porter aucun autre organe (vanne, clapet, pompe…) : reliez-les chacune à des tuyaux. Le nœud aval doit avoir un tuyau (le retour à la bâche), sinon le modèle est refusé. Prévoir un retour court et de gros diamètre : une soupape qui se referme brusquement sur un long tuyau de retour provoque dans celui-ci un coup de bélier (dépression jusqu'à la cavitation), comme n'importe quelle vanne ; allongez alors le temps de fermeture. Des temps de fermeture trop longs, à l'inverse, laissent la soupape ouverte pendant la dépression qui suit la surpression.

Exemple : Fichier › Exemples › Modèles de conception › « Soupape de décharge à deux nœuds (retour à la bâche) ». Conduite de 1 400 m, vanne fermée en 3 s, soupape tarée à 110 m CE au nœud J1 (100 m en amont de la vanne). Calcul sur ce poste (moteur 3c.8) : en J1, la pression maximale passe d'environ 393,6 m CE sans soupape à 124,3 m CE avec la soupape ; juste en amont de la vanne (JV), de 401,7 à 237,4 m CE. À l'aval de la vanne (J2), la soupape n'agit pas : 354,8 m CE et cavitation (−10 m CE), d'où le verdict « Cavitation et dépassement de PN » de la synthèse. La soupape protège donc la conduite amont, pas le tronçon aval. Au régime établi, le débit évacué vérifie la loi d'orifice à moins de 0,5 % près, et le volume évacué est égal au volume reçu par le tuyau de retour à 0,02 % près (essais de vérification du moteur). Version actuelle : soupape passive ; les variantes à pilote, à détection à distance et non équilibrée ne sont pas encore modélisées. Résultats : le bilan de la soupape (ouvertures, levée maximale, débit maximal, volume évacué) figure dans le fichier de résultats.

Réservoir anti-bélier (ASA)

Réservoir sous pression avec un coussin d'air, raccordé à la conduite. Il fournit de l'eau pendant la dépression et absorbe la surpression au retour.

ChampUnité
Volume totalm³
Volume d'air initialm³ (strictement entre 0 et le volume total)
Sectionm²
Exposant polytropique— (défaut 1,2)
Cote du piedm NGF
Perte de charge ζ—
Vidage et débordement des organes de stockage (interface 4.9.1)

Un organe de stockage qui se vide ne protège plus : son volume est insuffisant. Le calcul le signale par un avertissement daté et par le contrôle de qualité « Réserves des organes de stockage » (groupe Bilans), en alerte : le verdict du calcul n'est alors plus « Conforme ».

— Réservoir anti-bélier vidé : toute son eau est sortie ; l'air du ballon passe dans la conduite (poche d'air au nœud, même loi polytropique). Avant l'interface 4.9.1, le volume d'air était plafonné tandis que l'eau continuait de sortir : le ballon fournissait de l'eau qu'il n'avait plus.
— Cheminée d'équilibre vidée et réservoir à niveau variable vidé : l'air entre dans la conduite par la cuve ; la charge au départ reste à la pression atmosphérique et le volume d'air est suivi. Avant, la sortie était fermée instantanément (réservoir variable) ou la charge n'était plus soutenue (cheminée), ce qui pouvait créer une dépression sans signification physique et arrêter le calcul.
— Cheminée-ballon vidée ou coussin d'air presque épuisé : alerte, avec l'instant.
— Débordement d'une cheminée, de sa cuve annulaire ou d'une cheminée-ballon : avertissement (le volume déversé est comptabilisé) ; trop-plein d'un réservoir à niveau variable : mentionné ; niveau maxi dépassé sans trop-plein : alerte.

Depuis l'interface 4.10.12 (moteur 3c.18), l'air entré par une cuve vide (réservoir à deux cuves, réservoir à niveau variable, cheminée) remplit la partie haute des conduites descendantes jusqu'au niveau tenu par l'aval, puis la vidange s'arrête ; depuis l'interface 4.10.14 (moteur 3c.19), il en va de même derrière une ventouse dont la poche dépasse une demi-maille de conduite (voir Ventouse).

Le niveau d'eau d'un réservoir à niveau variable est tracé dans Résultats › Organes (« Niveau d'eau au-dessus du radier », interface 4.9.2) : l'instant du vidage s'y lit directement.

Un réservoir à niveau constant (charge imposée) est une source inépuisable par hypothèse : il n'a pas de contrôle de réserve.

Cheminée-ballon

Deux variantes, choisies dans la fiche :

Coussin d'air (fermée)Cuve fermée avec poche d'air polytropique (P·Vγ = constante). Champs : section de la cuve, volume total, niveau d'eau initial, exposant γ (entre 1,0 et 1,4), niveau mini, ζ entrée et ζ sortie. La pression de l'air est déduite du régime permanent.
Johnson (ouverte)Cuve ouverte à l'atmosphère, hauteur de la cheminée, niveau mini, et un étranglement asymétrique : ζ entrée (eau vers la cuve) supérieur à ζ sortie. Au-delà de la hauteur, l'eau déborde (volume déversé comptabilisé). ζ entrée doit être > 0.

Les deux variantes demandent la cote du radier et le diamètre de la tubulure de raccordement : les pertes ζ sont adimensionnelles et rapportées à la vitesse dans cette tubulure (Δh = ζ·V²/2g). La fiche affiche, pour le coussin, la pression d'air calculée en régime permanent.

Sortie à l'air libre

Elle se pose, avec l'outil « Sortie à l'air libre » de la boîte à outils, sur la jonction qui termine une conduite (un seul tuyau doit y arriver) : l'eau s'écoule à l'atmosphère par un jet libre, sans réservoir ni charge imposée en aval. Le débit suit la loi d'orifice Q = τ(t) · Cd · A · √(2g (H − Z)), où Z est la cote de l'axe de la sortie (cote du nœud), A sa section et Cd son coefficient de débit.

  • Diamètre de sortie : vide = diamètre de la conduite ; un ajutage ou une vanne de queue partiellement ouverte se représente par un diamètre ou un Cd réduit.
  • Loi d'ouverture : mêmes lois que les vannes (ouverture fixe, fermeture linéaire ou en puissance, deux temps, ouverture). Fermer la sortie crée la surpression de fermeture d'une vanne de queue.
  • Entrée d'air : par défaut l'air entre par la sortie quand la charge descend sous son axe ; sortie refermée, le bout de conduite est fermé et la cavitation ordinaire s'applique.
  • Régime permanent : le débit de sortie dépend de la charge à la sortie, donc du réseau ; il est déterminé avec lui (plusieurs sorties admises, par exemple un Y). Si la cote de sortie est au-dessus de la charge disponible, le débit est nul et un avertissement est donné.

Jamais de retour d'eau par la sortie. Non couvert : écoulement à surface libre dans une conduite qui se vide, jet noyé (utiliser un réservoir à charge imposée). La contre-vérification par volumes finis n'est pas disponible sur un réseau muni d'une sortie à l'air libre.

Bélier hydraulique de Montgolfier

Le bélier se modélise avec trois éléments : une sortie à l'air libre dont la Commande est « Clapet de purge autonome (bélier hydraulique) », placée à l'extrémité d'une courte conduite partant du nœud du bélier ; un clapet de refoulement reliant ce nœud à la cloche à air (cheminée-ballon, variante coussin) ; la conduite de refoulement. Le clapet de purge est ouvert au repos ; il se ferme quand le débit atteint le débit de fermeture et se rouvre quand la charge retombe à la charge de réouverture, après la fermeture minimale (durées de fermeture et de réouverture réglables). Modèle cinématique : seuils et durées se calent sur un banc d'essai.

Dans la vue Résultats, onglet Organes, l'accessoire de la sortie donne le nombre de fermetures, le cycle moyen du clapet de purge et le volume évacué ; l'analyse de l'arc du clapet de refoulement trace le débit refoulé à chaque cycle. Exemple : Fichier › Exemples › Modèles de conception › « Bélier hydraulique de Montgolfier » ; son pas de temps est très petit (conduite de purge de 0,5 m) : le calcul sur 60 s dure plusieurs minutes.

Casse de conduite

La casse n'est pas posée sur le schéma et ne figure pas dans la liste Accessoire › Type d'une jonction : elle se modélise uniquement par l'événement « Casse de conduite » d'un scénario (voir 6.4).

5.5 Profil en long détaillé d'une conduite

Un profil réel (points hauts et bas) conditionne les dépressions et la cavitation. Dans la fiche d'un tuyau, Téléverser le profil… importe un fichier .xls, .xlsx, .csv ou .txt avec trois colonnes :

ColonneContenu
PiquetIdentifiant du point (peut contenir « Ventouse », « Vid », « PH »…)
Distance cumuléeDistance horizontale cumulée en m
CGIICote de la génératrice inférieure intérieure, en m NGM
  • Formats lus sans bibliothèque externe : Excel 97-2003 et 2007+, CSV avec point-virgule, virgule ou tabulation, virgule décimale, UTF-8 ou Windows-1252. Les colonnes sont reconnues par l'en-tête ou l'ordre et restent modifiables.
  • Contrôle avant acceptation : erreurs bloquantes (colonnes, valeurs non numériques, distances non croissantes, cotes hors plage) et points à vérifier (écart de longueur, pentes > 100 %, cotes des nœuds d'extrémité, piquets en double, points trop espacés). Le sens du levé est détecté et un aperçu est affiché.
  • L'axe de la conduite est calculé : CGII + D/2 (recalculé si le diamètre change). La longueur développée est proposée comme longueur L ; les cotes des jonctions d'extrémité peuvent être alignées sur demande. Tout est annulable (Ctrl+Z).
Conseil

Pour une adduction gravitaire, importez le profil issu du calage de la conduite : les points hauts sont alors vérifiés au pas fin, y compris ceux qui seraient trop courts pour le maillage (contrôle des points hauts sous-maille).

5.6 Options de calcul

OptionDéfautEffet
Durée simulée60 s0,1 à 3 600 s. Prévoir au moins quelques « aller-retour » 2L/a, et plus s'il y a des oscillations de cheminée ou d'ASA.
Mailles par tuyau20Finesse du maillage. Un maillage total borné (2 000 mailles) protège contre les temps de calcul excessifs.
CavitationDGCMDGCM (cavité de gaz discrète, recommandé) ou DVCM (cavité de vapeur pure, plus simple). Le DVCM sert aussi de modèle de repli automatique (voir 7.2 bis).
Frottement instationnaireAucunAucun (frottement quasi-permanent), Brunone avec k de Vardy–Brown automatique, ou Brunone avec k imposé. Il amortit les ondes que le frottement permanent seul laisse trop persistantes.
Contre-vérificationNonRecalcule le réseau par une seconde méthode (volumes finis de Godunov) et compare les charges extrêmes nœud par nœud ; alerte au-delà de 5, 10 ou 20 %. Double le temps de calcul (voir 7.2 bis).
Pas maximal du profil—Pas maximal de sous-découpage d'un profil détaillé.

5.7 Validation en direct

CBELIER contrôle le modèle en continu, avant tout calcul et avant tout débit de crédit. Trois niveaux :

NiveauSignification
CritiqueBloque le calcul. Exemples : élément sans identifiant, identifiant en double, aucun réservoir, nœud isolé, réseau en plusieurs parties, organe non relié à deux jonctions, paramètre manquant, ventouse non simulable.
AvertissementLe calcul est possible mais à examiner : charge de réservoir inférieure à sa cote, tuyaux de moins de 5 m, ζ entrée ≤ ζ sortie sur une cheminée Johnson, surpression de pleine ouverture non définie.
InformationPar exemple : tuyaux sans PN (le dépassement de pression nominale ne sera pas contrôlé), modèle vide.

Cliquez sur un message pour sélectionner l'élément concerné. Un bandeau dans le panneau latéral résume les quatre conditions d'un calcul (géométrie, fluide, état initial, scénario) ; chaque condition non remplie renvoie vers l'onglet concerné.

5.8 Choisir la célérité des ondes

La célérité a gouverne l'amplitude (Joukowsky) et la durée (2L/a) du transitoire. Ordres de grandeur pour de l'eau :

Matériaua (m/s)
Acier1 000 – 1 250
Fonte ductile1 000 – 1 200
Béton / fibrociment900 – 1 100
PVC300 – 500
PEHD200 – 350

La célérité exacte se calcule avec le module d'élasticité du matériau, le rapport D/e et le mode d'ancrage de la conduite : a = √(K/ρ) / √(1 + (K·D)/(E·e)·c₁) (K : module de compressibilité de l'eau ≈ 2,2 GPa). Depuis le moteur 3c.7.5, CBELIER fait ce calcul : dans l'inspecteur d'une conduite, choisissez le matériau, le DN et la série (ou saisissez Dint et l'épaisseur), puis le mode de célérité « Calculée (Allievi) » et l'ancrage (conduite ancrée à l'amont, sur toute la longueur ou avec joints de dilatation). Le coefficient de Poisson et le module d'élasticité viennent du catalogue et restent modifiables ; pour les plastiques, le module est corrigé de la température de l'eau. En mode « Imposée », vous saisissez a vous-même et un avertissement apparaît si elle s'écarte de plus de 10 % de la valeur calculée. Les valeurs du catalogue (marquées d'un astérisque) sont indicatives : justifiez-les dans la note de calcul et testez la sensibilité (±10 %) avec les variantes gratuites de l'étude.

Fluide et site. Sans rien sélectionner, le panneau « Fluide et site » du projet fixe la température de l'eau et l'altitude. Ils déterminent la masse volumique, la viscosité, la pression de vapeur (formule IAPWS-IF97, de 0 à 95 °C ; donc la charge de vapeur, plancher absolu des pressions calculées) et la pression atmosphérique (lois d'air des ventouses et des cheminées). Les projets antérieurs s'ouvrent en mode « historique » (ρ = 1 000 kg/m³, vapeur à −10 m CE) et donnent exactement les mêmes résultats ; passez en mode « calculé » pour appliquer les propriétés réelles de l'eau. Le serveur recalcule toujours ces valeurs.

Galerie en charge (interface 4.10.15). Mode de célérité « Galerie en charge (revêtement et massif) » : couches de revêtement de l'intérieur vers l'extérieur, une par ligne « épaisseur ; module E ; ν ; fissuré ou intact » (blindage acier, béton intact, béton fissuré radialement), et massif rocheux (module Er, νr) ou surface extérieure libre. Calcul en déformation plane : a = √(K/ρ) / √(1 + K·χ), χ étant la déformabilité de la section. Les modules du béton et du massif sont souvent mal connus : faites varier la célérité avant de conclure (étude de sensibilité).

5.9 Importer un modèle EPANET

Le menu Fichier → Importer un modèle EPANET (.inp)… convertit un réseau EPANET en projet CBELIER. Sélectionnez le fichier .inp et, de préférence, le fichier de résultats .rpt correspondant (les deux ensemble, ou ajoutez le .rpt dans la fenêtre qui s'ouvre). Le .rpt fournit les débits des conduites, les consommations et l'état permanent des vannes régulatrices.

Élément EPANETRepris dans CBELIER
Nœuds, coordonnéesJonctions avec leur cote ; schéma positionné d'après les coordonnées.
ConsommationsDébit du .rpt au nœud, à défaut demande de base × multiplicateur. Pendant le transitoire : loi en orifice q = q₀·√(p/p₀).
Réservoirs, bâchesRéservoirs ; bâches en réservoirs à niveau variable (courbe hauteur/surface), ou à niveau constant sur option.
ConduitesLongueur, diamètre ; rugosité ramenée à une rugosité équivalente (Swamee-Jain) au débit de service ; clapets anti-retour (CV) représentés par un clapet.
VannesTCV reprise ; vannes régulatrices (PRV, PSV, PBV, FCV) figées sur leur état permanent EPANET (.rpt nécessaire).
PompesPoint nominal de la courbe EPANET ; rendement, vitesse et inertie estimés, à confirmer.

Non repris : motifs de consommation (sans .rpt), émetteurs, pompes à puissance fixe, conduites fermées. La fenêtre d'import liste chaque hypothèse et chaque élément non repris ; à vous de renseigner la célérité, le PN et les paramètres des pompes. Un fichier qui ne contient que la géométrie (sans diamètres ni réservoirs) s'ouvre avec des valeurs par défaut signalées ; il faut alors compléter le réseau avant de calculer.

6. Les scénarios transitoires

Un scénario décrit les événements datés d'une étude. Il est enregistré avec le projet. Sans scénario, le calcul s'appuie sur les lois portées par les organes (vannes, disjonction des pompes).

Fenêtre séparée. Le bouton « Ouvrir dans une fenêtre » de l'onglet Scénarios (ou Vue › Scénarios dans une fenêtre séparée) affiche le même éditeur dans une seconde fenêtre, que vous pouvez placer sur un deuxième écran à côté du schéma. Le panneau latéral et la fenêtre restent synchronisés : une modification faite dans l'un apparaît aussitôt dans l'autre, et F5 (ou Maj+F5) y lance le calcul. Si la fenêtre est bloquée, autorisez les fenêtres surgissantes pour CBELIER.

6.1 Créer et gérer des scénarios

  1. Ouvrez l'onglet Scénarios du panneau latéral.
  2. Créez un scénario (ou Depuis les organes pour reprendre automatiquement les manœuvres existantes — les résultats sont alors identiques au calcul sans scénario). Vous pouvez dupliquer ou supprimer.
  3. Réglez le nom et la durée simulée.
  4. Réglez l'ouverture initiale des vannes et l'état initial des pompes (en marche, ou à l'arrêt conduite en charge).
  5. Ajoutez des événements et réglez-les. La frise des manœuvres affiche leur chronologie.

6.2 Types d'événements

ÉvénementCiblePrincipaux paramètres
Fermeture de vanneVanneDébut, durée, loi, ouverture finale (%)
Ouverture de vanneVanneDébut, durée, loi, ouverture finale (%)
Coupure électriqueToutes les pompesDébut (instantanée)
Arrêt d'une pompePompeMode Disjonction (décélération libre par inertie) ou Arrêt progressif par variateur (vitesse imposée, durée, vitesse finale)
Démarrage d'une pompePompeMode Rampe de vitesse (démarreur progressif / variateur) ou Démarrage direct (couple du moteur asynchrone)
Fermeture / ouverture d'une consommationNœud avec consommationDébut, durée, loi, débit final (% de q₀) ; l'ouverture représente un poteau d'incendie ou une rupture
Casse de conduiteTuyauVoir 6.4

Lois d'évolution : Linéaire, Parabolique (1 − t/T)Em, Exponentielle, Instantanée. Une durée est demandée sauf pour les lois instantanées.

6.3 Pompes : arrêt et démarrage

  • Disjonction : la pompe décélère librement selon l'inertie du groupe ; le clapet se ferme ensuite. C'est le cas le plus fréquent et le plus défavorable pour un refoulement sans protection.
  • Arrêt par variateur : la vitesse décroît selon la loi choisie sur la durée indiquée. Une durée d'arrêt supérieure à plusieurs 2L/a réduit fortement la surpression.
  • Démarrage progressif : rampe de vitesse de 0 à la vitesse finale.
  • Démarrage direct : la montée en vitesse résulte du couple du moteur asynchrone (formule de Kloss, avec Cd, Ck et glissement de la fiche pompe).
  • Dans une station en parallèle, les pompes déjà en marche gardent leur régime pendant le démarrage de la pompe ajoutée. Plusieurs disjonctions et redémarrages successifs sont possibles.

6.4 Casse de conduite

La casse franche est modélisée comme une condition limite de rupture à une abscisse intermédiaire de la conduite : la conduite est coupée en deux au droit de la casse et l'eau se déverse à l'atmosphère (Q = τ·Cd·A·√(2g(H − Z))).

ChampDescription
PositionEn % de la longueur, en mètres depuis le nœud amont, ou au piquet du profil importé. Hors des extrémités (au moins min(1 % de L ; 5 m)).
Section ouverte0 à 100 % ; l'aire de la brèche vaut 2 × section de la conduite × fraction (les deux faces déversent).
Coefficient de débit Cd0,05 à 1
Entrée d'airOui : l'air entre par la brèche en cas de dépression (poche isotherme). Non : eau seule, cavitation possible.
OuvertureInstantanée ou progressive (durée en s)

Limites : une casse par conduite, à t > 0. Les résultats sont fusionnés sous l'identifiant d'origine de la conduite ; une trace « Débit à la casse » est ajoutée, ainsi qu'un repère de casse sur le profil en long. La note indique la loi d'ouverture, le débit maximal, le volume déversé et l'air admis.

6.5 Calculer tous les scénarios

Calcul › Calculer tous les scénarios (Maj+F5) lance chaque scénario. Les résultats comprennent :

  • un tableau comparatif (cliquer une ligne pour afficher le détail du scénario) ;
  • l'enveloppe de dimensionnement : p max et p min sur l'ensemble des scénarios, profil en long superposé, scénario déterminant par conduite et par nœud.

7. Calculer et lire les résultats

7.1 Régime permanent

Le bouton Régime permanent calcule l'état initial (débits, pertes de charge, charges aux nœuds). C'est gratuit : faites-le systématiquement avant le transitoire pour vérifier que les pressions initiales, les sens d'écoulement et le point de fonctionnement des pompes sont conformes à ce que vous attendez.

Robustesse (5 octobre 2026). Le calcul du régime permanent enchaîne automatiquement plusieurs méthodes : conduite en série (Newton 1D), gradient global (Todini-Pilati, matrice creuse jusqu'à 5 000 jonctions), gradient global amorti par continuation (charge appliquée par paliers), puis Newton nodal (réseaux de 60 jonctions au plus). Chaque résultat est contrôlé (valeurs finies, charge au moins égale à la tension de vapeur, continuité aux nœuds, résidu des lois des organes). Le journal des méthodes essayées, avec la cause de chaque abandon, est affiché dans l'écran Résultats. Si aucune méthode n'aboutit, l'état initial est marqué « approché, non fiable » avec un bandeau d'avertissement, au lieu d'être présenté comme un résultat valide. Un diagnostic préalable signale les données incohérentes (réseau non relié, consommations supérieures à ce que l'alimentation peut fournir).

7.2 Transitoire

Exécuter (F5) calcule le scénario actif (ou le projet sans scénario). Pendant le calcul, Échap l'interrompt. La barre d'état indique le pourcentage et, pour un calcul sur ce poste, l'étape en cours : régime permanent initial, transitoire, tentative de repli, contre-vérification. Un calcul sur le serveur n'affiche que le pourcentage ; une coupure de réseau de moins d'une minute est tolérée, au-delà un message indique la référence du calcul (à communiquer à ALFA WAMANE si le crédit a été débité). Un simple incident de réseau ne vous déconnecte pas ; seule l'expiration réelle de la session le fait. En version en ligne, l'écran de lancement rappelle la classe de complexité et le coût avant débit.

Résultats périmés

Toute modification du modèle après un calcul rend les résultats périmés : la note technique n'est alors plus proposée. Relancez le calcul.

7.2 bis Contrôles et repli automatique du calcul

CBELIER ne restitue jamais un résultat numériquement douteux. Avant et pendant le calcul :

ÉtapeCe qui se passe
Pré-volAvant la boucle de temps, le moteur contrôle l'état initial et les lois de manœuvre (par exemple une fermeture quasi instantanée, de durée inférieure à 3 pas de temps) et signale le défaut avec le correctif.
Contrôle d'intégritéÀ chaque pas, aucune charge ne doit être non finie ni inférieure à la tension de vapeur de l'eau (fonction de la température). Au premier écart, le calcul est interrompu avec le nœud, l'instant et la valeur : aucun résultat n'est affiché. Si le nœud en cause n'a aucun tuyau (il relie deux organes), le message le précise et propose un tuyau court réel ou l'option de cavité aux nœuds sans tuyau (8.3).
Repli automatiqueSi une tentative est interrompue, le calcul est relancé : pas de temps divisé par 2, 4 puis 8, puis modèle de cavité de remplacement (DVCM si vous aviez choisi DGCM, et inversement), puis, en dernier, la méthode des volumes finis lorsque le réseau est couvert. Six tentatives des caractéristiques au plus, puis les volumes finis.
Dernier recoursSi tout échoue, l'erreur détaille chaque tentative et propose des pistes (organes voisins du nœud en cause, charges des réservoirs, manœuvres trop brèves). Sur un réseau en série avec une vanne, une estimation dégradée de la surpression (colonne rigide) est jointe au message : c'est un ordre de grandeur, jamais un résultat de calcul, et elle ne donne ni pression minimale ni verdict de cavitation.

Quand un repli a été nécessaire, un bandeau « Résultat obtenu après repli numérique » indique la méthode retenue, le pas de temps et la cause de l'échec initial. Un résultat obtenu avec l'autre modèle de cavité ou par volumes finis est de fidélité « alternative » : les pics après cavitation, ou sur un réseau viscoélastique, peuvent différer de quelques pour cent. Confirmez-le avec le modèle choisi si possible. Le repli est désactivé quand vous imposez vous-même le pas de temps.

Volumes finis : périmètre

La méthode des volumes finis (schéma de Godunov du premier ordre) couvre les tuyaux, réservoirs, jonctions, vannes, clapets, pompes et raccords rigides. Elle ne couvre pas les accessoires de nœud (ASA, soupape, ventouse…) ni les cheminées, et ignore la viscoélasticité et le frottement instationnaire (un avertissement le précise). Elle est plus diffusive que les caractéristiques : écarts de l'ordre de 1 % à 8 % sur les pics dans les cas de validation.

Contre-vérification. Lorsque l'option est activée, le résultat reste celui des caractéristiques et un bandeau compare les deux méthodes : concordante (écart sous le seuil), écart (au-delà du seuil, avec avertissement), indicative (réseau viscoélastique ou avec frottement instationnaire : comparaison non homogène, aucune alerte), ou non réalisée (accessoires ou cheminées). Un écart important invite à raffiner le maillage ou à allonger une manœuvre trop brève.

7.3 Lire la vue Résultats

La vue Résultats est organisée en sous-onglets, toujours accompagnés de trois pastilles d'état en haut à droite (verdict, contrôles, maillage) : une pastille orange ou rouge reste visible quel que soit l'onglet ouvert, et un clic dessus ouvre la section concernée.

Sous-ongletContenu
SynthèseVerdict (cavitation, pression nominale), indicateurs (p max, p min, dépression, vitesse, point critique, débit initial, pas de temps) et extrema aux nœuds.
CourbesCurseur temporel, profil en long (enveloppes) et pression aux nœuds suivis.
OrganesAccessoires, clapet à battant et analyse d'un arc (affiché seulement si le projet comporte des organes).
Contrôles numériquesDétail de la cavitation (zone, premier instant, durée), contrôles numériques, repli automatique, état initial, contre-vérification et convergence en maillage.
Scénarios et mesuresComparaison des scénarios et enveloppe de dimensionnement, mesures jointes au projet (affiché seulement s'il y en a).

Le détail des blocs est donné ci-dessous. Les panneaux latéral et du bas gardent, en vue Résultats, l'état que vous leur avez donné (Vue › Panneaux pour les réduire ou les agrandir). Dans le panneau du bas (Tableaux et journal), un clic sur le titre le replie ou le déplie, un double-clic sur un onglet l'agrandit (nouveau double-clic : taille d'origine), et le Journal s'ouvre de lui-même quand un calcul échoue.

BlocContenu
Verdict« Ni cavitation ni dépassement de PN », « Cavitation détectée », « Dépassement de la pression nominale » ou les deux ; pression max, pression min et lieu (avec piquet).
Indicateurs critiquesDépression max (plus grand écart entre la charge du régime permanent et la charge minimale, avec lieu et instant), Vitesse max (suivie par le moteur à chaque pas ; « non suivie » pour un ancien résultat) et Point critique (lieu de la cavitation, sinon premier dépassement de PN, sinon aucun).
CavitationZone concernée, premier instant et durée cumulée sous la tension de vapeur, mesurés au pas de temps près ; « non daté » lorsque le résultat provient d'un calcul sans ce suivi.
Profil en long — enveloppesPour chaque chemin réservoir → réservoir : charge initiale (tirets), Enveloppe Hmax, Enveloppe Hmin, axe de la conduite, ligne CGII, repère des points hauts, limite PN, et la charge à l'instant t du curseur temporel (instantané enregistré par le moteur le plus proche de t, jusqu'à 120 instants ; l'instant réellement affiché est indiqué dans la légende). Distances du levé utilisées lorsque tout le chemin est levé.
Pression aux nœuds suivisPression en fonction du temps ; cliquer une légende masque ou affiche une courbe.
AccessoiresSélecteur d'accessoire : pression d'air et volume d'une ventouse, débit évacué par une soupape, niveau dans une cuve d'ASA ou de cheminée-ballon, débit à la casse…
Analyse d'un arcSélecteur d'arc d'organe (vanne, pompe, clapet, limiteur de débit, réducteur de pression, soupape de décharge, perte singulière…) ; on peut aussi cliquer l'arc sur le schéma avant de revenir aux Résultats. Quatre courbes synchronisées avec le curseur temporel : charge (ou pression, au choix) à l'amont et à l'aval de l'organe, perte de charge ΔH = H amont − H aval (négative pour une pompe, qui ajoute de la charge), débit traversant signé (positif de l'amont vers l'aval, négatif en cas de retour d'eau) et, lorsque l'organe en a un, son état : ouverture de la vanne, angle du clapet à battant, levée du clapet dynamique, vitesse relative de la pompe, ouverture de la soupape de décharge. Les tuyaux n'y figurent pas (voir « Pression aux nœuds suivis » et le profil en long). Les pressions sont comptées à l'altitude du nœud de chaque face ; les unités suivent le système choisi.
Extrema aux nœudsp initiale, p max, instant, p min, instant.
ScénariosComparaison et enveloppe de dimensionnement (si calcul de tous les scénarios).

Chaque graphique peut être exporté en CSV (avec piquet, distance du levé et CGII). Les enveloppes sont lues aux points du profil en long détaillé de chaque conduite : le verdict en tient compte.

7.4 Critères usuels d'acceptation

CritèreRepère courant
Surpressionp max ≤ PN de la conduite (ou limite admissible du matériau en régime transitoire)
Dépressionp min au-dessus de la pression de vapeur : pas de cavitation. Une dépression modérée est parfois tolérée selon la conduite (acier, PVC, PEHD : vérifier la tenue à l'écrasement)
CavitationAucune poche de vapeur durable, notamment aux points hauts
PompeVitesse inverse limitée ; temps de retour de l'eau cohérent avec la fermeture du clapet

Les valeurs admissibles relèvent de votre cahier des charges et de la réglementation applicable ; CBELIER fournit les résultats, l'ingénieur décide de l'acceptabilité.

7.4 bis Alertes de dimensionnement

Les alertes de dimensionnement contrôlent, sur chaque tuyau, des seuils propres à votre étude. Elles sont vérifiées après le calcul, à partir des résultats déjà obtenus : modifier un seuil ne relance aucun calcul et ne consomme aucun crédit. Les seuils ne sont jamais envoyés au moteur ni au serveur.

AlerteContrôleValeur par défaut
Pression max admissiblepression maximale le long du tuyau pendant le transitoire (sections de calcul et points du profil en long)la PN du tuyau, si elle est renseignée
Pression min admissiblepression minimale le long du tuyau (0 = pas de dépression ; valeur négative = tenue au vide de la conduite)aucune
Vitesse max (transitoire)vitesse maximale atteinte dans le tuyau pendant le transitoireaucune
Vitesse permanente mini / maxivitesse du régime permanent (autocurage, érosion, pertes de charge)aucune

Où les saisir. Dans les propriétés du projet (aucun élément sélectionné), cadre « Alertes de dimensionnement (tous les tuyaux) » : ces seuils s'appliquent à tous les tuyaux. Un tuyau peut les remplacer par les siens dans l'onglet Alertes de sa fenêtre (ou la section du même nom du panneau). Seuil appliqué : celui du tuyau, sinon celui du projet, sinon la PN pour la pression max.

Où les lire. Dans l'onglet Alertes du tuyau (valeur calculée, seuil et origine ; « Alertes ⚠ n » s'il y a des dépassements), dans la synthèse de la vue Résultats (bloc « Alertes de dimensionnement ») et dans l'annexe de conformité de la note technique (une ligne par type d'alerte, tableau des dépassements). Un dépassement est un avertissement (« à apprécier ») : il ne change pas le verdict, qui reste fondé sur la cavitation et la PN.

7.5 La note technique (PDF)

Après un calcul transitoire à jour : Calcul › Éditer la note technique (PDF)… ou Ctrl+P, ou le bouton « Note technique (PDF) » de la vue Résultats.

  1. Un dialogue demande votre bureau d'études : raison sociale, adresse, contact, logo, rédacteur, vérificateur (mémorisés sur ce poste ; avec un compte en ligne, CBELIER propose de les enregistrer aussi sur votre compte, et les efface de ce poste à la déconnexion).
  2. Il demande aussi les données du projet : maître d'ouvrage, référence, indice, objet, observations (enregistrés avec le projet).
  3. La note s'ouvre d'abord en aperçu à l'écran (rien n'est imprimé d'office) ; relisez-la, puis utilisez le bouton « Imprimer / enregistrer en PDF » ou Ctrl+P et choisissez « Enregistrer au format PDF ».

Contenu : page de garde, sommaire, 1. objet et données (avec schéma annoté du réseau), 2. méthodologie, 3. régime permanent, 4. ordres de grandeur (Joukowsky, 2L/a vanne par vanne, comme dans l'étude de sensibilité, voir 7.8), 5. résultats (enveloppes par chemin, pressions dans le temps, extrema, accessoires, avertissements du moteur, tableau des pressions extrêmes aux points remarquables), 6. étude de sensibilité, si une étude à jour a été faite et que la case du dialogue est cochée (§ 7.8), 7. conclusions automatiques et observations. Avec plusieurs scénarios cochés, la note comporte la synthèse par scénario et le chapitre Enveloppe de dimensionnement.

La note est construite dans votre navigateur à partir des résultats : rien n'est envoyé au serveur. Elle est incluse dans l'étude (aucun crédit débité).

7.6 Exporter les résultats, contrôle de conformité

Fichier › Exporter (disponible après un calcul) propose :

  • Enveloppes Hmax / Hmin du profil en long (CSV), pour le chemin affiché ;
  • Pressions aux nœuds suivis (CSV) et Extrema aux nœuds (CSV) ;
  • Figures de la vue Résultats en PNG ou en SVG (une image par graphique, fond du thème courant).

Si le modèle a été modifié depuis le calcul, l'export reprend les résultats périmés et un avertissement s'affiche. Calcul › Contrôle de conformité ouvre la vue Résultats au verdict : pression maximale contre la PN de chaque tuyau et cavitation.

7.7 Pré-dimensionnement rapide

Calcul › Pré-dimensionnement rapide… est une calculette indépendante du moteur : à partir de la célérité a, de la vitesse V₀, de la longueur L et de la durée de manœuvre T, elle donne le temps d'aller-retour 2L/a, la surpression de Joukowsky a·V₀/g et, pour une manœuvre lente (T > 2L/a), la surpression de Michaud 2·L·V₀/(g·T). Avec la charge statique et la PN, elle estime la pression maximale. Ce sont des ordres de grandeur de contrôle : ils ne remplacent pas la simulation.

Outils d'étude : version en ligne et version de poste

L'étude de sensibilité, l'optimisation de la fermeture et le calage sur des mesures fonctionnent dans les deux versions. En ligne, leurs calculs se font sur le serveur CBELIER (compte connecté) et sont compris dans l'étude : si aucune étude n'est ouverte pour ce tracé, son ouverture est facturée une fois, après confirmation, comme pour un transitoire (§ 7.8 à § 7.10). Le nombre d'optimisations et de calages est limité par étude ; un lancement qui échoue n'est pas compté. La version en ligne permet en revanche de comparer le calcul aux mesures jointes à un projet (vue Résultats).

7.8 Étude de sensibilité

Calcul › Étude de sensibilité… lance cinq transitoires (−20 %, −10 %, 0, +10 %, +20 %) en ne faisant varier qu'un paramètre : durée de manœuvre des vannes (toutes ou une seule), célérité des ondes, ou rugosité des tuyaux. Le modèle n'est pas modifié ; le scénario actif est utilisé. Les calculs se font là où se fait le calcul courant : sur ce poste (version de poste, sans crédit) ou sur le serveur CBELIER (version en ligne, compte connecté). En ligne, l'étude de sensibilité est comprise dans l'étude : les cinq calculs sont des variantes du même tracé ; si aucune étude n'est ouverte pour ce tracé, son ouverture est facturée une fois, après confirmation, comme pour un transitoire. Les cinq calculs comptent dans le nombre de calculs de l'étude.

Le résultat est un graphique p max / p min, un tableau (écart à la référence, cavitation, points au-dessus de la PN) et un export CSV.

Durée de manœuvre : balayage en multiples de 2L/a (choix par défaut). Une fermeture plus courte que le temps d'aller-retour de l'onde 2L/a équivaut à une fermeture instantanée : la variation de ±20 % autour d'une durée courte ne montre donc rien. Choisissez une vanne : CBELIER calcule 2L/a : de chaque côté de la vanne, deux fois le plus court temps de parcours Σ L/a, par les conduites, jusqu'au réservoir, réservoir variable, cheminée ou cuve de réservoir à deux cuves le plus proche ; le plus long des deux côtés est retenu (celui de la conduite principale, interface 4.10.2). La note technique utilise la même valeur et lance les durées 0,5 ; 1 ; 1,5 ; 2 ; 3 ; 4 et 6 × 2L/a, plus la durée du projet (8 calculs au plus). La durée simulée est portée au besoin à début de manœuvre + T + 3 × 2L/a. Le tableau donne, à la vanne, le pic de première phase (pendant la manœuvre et le premier aller-retour) et le maximum global avec son instant : un maximum plus élevé et plus tardif, marqué ⚠, vient de la refermeture des cavités de vapeur, que les formules de Joukowsky et de Michaud ne prévoient pas. Un encadré donne le verdict : la plus petite durée calculée à partir de laquelle chaque calcul respecte la PN sans cavitation (entre deux durées calculées, rien n'est vérifié). Le balayage ±20 % reste proposé.

Reprise dans la note technique. Une étude terminée est enregistrée avec le projet (une par paramètre et par scénario). Tant que le modèle n'est pas modifié, le dialogue de la note propose de l'inclure : chapitre « Étude de sensibilité » (méthode, tableau, figure, commentaire, verdict, limites) et constat dans les conclusions, sans nouveau calcul ni crédit. Après une modification du modèle, relancez l'étude.

7.9 Optimiser la fermeture d'une vanne

Calcul › Optimiser la fermeture d'une vanne… cherche la loi de fermeture à deux pentes (fin de la première pente t1, ouverture τ1) de durée donnée qui minimise la pression maximale du réseau, en tous les points de tous les tuyaux, sans descendre sous la pression minimale admissible. Champs : vanne, durée de fermeture, pression minimale admissible (vide = sans limite), critère (pression maximale, ou surpression au-dessus du régime permanent), précision de la recherche (rapide, standard ou fine : 60 à 150 calculs). Le réseau complet est simulé à chaque essai, d'abord sur un maillage grossier, puis les trois lois comparées (loi actuelle, fermeture linéaire, loi optimisée) sont recalculées au maillage du projet.

Le modèle n'est modifié qu'avec Appliquer la loi à la vanne, qui la saisit comme loi « deux temps » (ou, pour une vanne liée à une pompe, comme fermeture à deux pentes). Aucune loi n'est proposée, et le bouton reste désactivé, si la loi trouvée fait caviter le réseau (la pression maximale dépend alors de l'implosion des poches de vapeur et n'est pas fiable) ou si elle aggrave la pression maximale par rapport à la fermeture linéaire ou à la loi actuelle : supprimez d'abord la cavitation (fermeture plus lente, protection), ou allongez la durée. L'optimum reste numérique : vérifiez-le par un calcul transitoire complet et par l'étude de sensibilité.

Version en ligne. La recherche se fait sur le serveur CBELIER (compte connecté) et elle est comprise dans l'étude : si aucune étude n'est ouverte pour ce tracé, son ouverture est facturée une fois, après confirmation, comme pour un transitoire. Le nombre d'optimisations est limité par étude (10 par défaut) ; une optimisation qui échoue n'est pas comptée, et le journal indique le nombre déjà lancé. Fermer la fenêtre pendant la recherche n'arrête pas le calcul sur le serveur : le lancement reste compté.

7.10 Caler sur des mesures

Calcul › Caler sur des mesures… superpose une chronique mesurée à un nœud et le calcul du projet, puis ajuste le coefficient k du frottement instationnaire, un facteur de célérité commun à tous les tuyaux et un décalage temporel ; avec une sortie à l'air libre, aussi son coefficient de débit Cd et la durée de fermeture de sa loi. Ce sont les variations de charge qui sont comparées ; la chronique doit commencer en régime permanent, avant la manœuvre, et le scénario actif fournit la manœuvre.

  1. Choisissez le nœud de mesure, la grandeur (charge, ou pression relative) et les unités ; collez la chronique (temps ; valeur), chargez un fichier CSV ou texte à deux colonnes, ou choisissez une des Mesures jointes au projet.
  2. Réglez au besoin le début de la manœuvre dans la chronique (détecté automatiquement), la durée comparée et le décalage maximal ; cochez les paramètres à caler (k et célérité sont cochés par défaut).
  3. Lancer le calage, examinez la superposition et l'écart, puis Appliquer au modèle si les valeurs restent physiques. Enregistrez le projet calé sous un autre nom.

Caler n'est pas valider : voir 9.2.

Version en ligne. Le calage se fait sur le serveur CBELIER et il est compris dans l'étude, comme l'optimisation. Il est limité à 3 calages par étude (valeur par défaut) ; un calage qui échoue n'est pas compté, et le journal indique le nombre déjà lancé. Un calage dure souvent de 10 à 20 minutes : il ne bloque pas les calculs ordinaires. La chronique est allégée à 6 000 points au plus avant l'envoi. Fermer la fenêtre pendant le calage n'arrête pas le calcul sur le serveur : le lancement reste compté.

8. Théorie, hypothèses et limites

8.1 Rappels sur le coup de bélier

Lorsqu'on modifie brusquement la vitesse de l'eau dans une conduite élastique, l'énergie cinétique se convertit en pression qui se propage comme une onde à la célérité a. La surpression maximale d'une manœuvre « rapide » est donnée par la formule de Joukowsky :

ΔH = a · ΔV / g (ΔV : variation de vitesse de l'eau, en m/s)

Une manœuvre est dite rapide lorsque sa durée est inférieure au temps d'aller-retour de l'onde :

T_aller-retour = 2L / a

Au-delà, les réflexions aux extrémités atténuent le pic. Exemple : a = 1 000 m/s et ΔV = 1 m/s donnent ΔH ≈ 102 m de surpression. C'est pourquoi la durée de manœuvre, l'inertie des pompes et les protections sont déterminantes.

8.2 La méthode des caractéristiques (MOC)

CBELIER résout les équations du coup de bélier (quantité de mouvement et continuité en conduite élastique) par la méthode des caractéristiques : le long de deux familles de droites C⁺ et C⁻ du plan (x, t), les équations aux dérivées partielles se réduisent à des équations différentielles ordinaires. Chaque conduite est découpée en mailles, avec un pas de temps Δt = Δx / a. Aux extrémités et aux nœuds, les conditions aux limites (réservoir, jonction, vanne, clapet, pompe, ventouse, ASA, cheminée-ballon, soupape, casse) sont résolues par une méthode de Newton-Raphson ; si elle ne converge pas à un pas de temps, des résolveurs de repli prennent le relais (Newton amorti, fausse position d'Illinois, bissection) et le résultat n'est retenu que si le résidu diminue.

  • Le frottement est pris en compte par Darcy-Weisbach à chaque pas (frottement quasi-permanent).
  • La célérité est ajustée au pas de temps commun avec une tolérance de 5 %.
  • Les tuyaux très courts (temps de parcours L/a inférieur à la moitié du pas cible) sont traités en colonne rigide, ce qui borne le coût de calcul.

8.3 Cavitation : le modèle DGCM

Quand la pression chute à la pression de vapeur, l'eau se vaporise et une cavité se forme ; sa fermeture ultérieure peut générer des pics de pression importants. Le DGCM (Discrete Gas Cavity Model) place des cavités de gaz libre aux points de calcul, y compris aux points internes d'une conduite, pour représenter la séparation de colonne d'eau et sa recombinaison.

Nœud sans tuyau entre deux organes. Entre deux organes consécutifs (par exemple une pompe et un clapet), la jonction n'a aucun tuyau et donc aucun volume : sa charge n'est pas bornée et, à la tension de vapeur, le contrôle d'intégrité refuse le calcul. Insérez alors un tuyau court réel entre les organes.

Interprétation

Les pics liés à la fermeture d'une cavité de vapeur sont sensibles au modèle et au maillage. Prenez-les comme un indicateur de risque et protégez le réseau pour éviter la cavitation plutôt que de la tolérer.

8.4 Pompes en 4 quadrants

Le comportement transitoire de la pompe est décrit par ses courbes complètes (Suter) en variables réduites : fonctionnement normal, dissipation (débit inversé), turbinage. L'équation du mouvement du groupe, I·dω/dt = −C_hydraulique + C_moteur, donne la vitesse. La vitesse spécifique NS sélectionne les courbes types. Sans catalogue constructeur, les courbes sont reconstituées à partir du point nominal (Q, H, ω, η) et de l'inertie.

8.5 Principe des protections

ProtectionEffet principalÀ surveiller
Ventouse / CEAIÉvite la dépression (entrée d'air) aux points hautsL'air admis doit être évacué lentement ; la recompression de la poche d'air peut créer un pic si la sortie est trop grande
Soupape de déchargeLimite la surpression en évacuant un débitTarage et bande de pleine ouverture ; débit évacué à gérer
ASA (réservoir à coussin d'air)Limite surpression et dépressionVolume d'air, ζ du raccordement, niveau initial
Cheminée-ballonIdem ASA, avec une cuve ouverte (Johnson) ou ferméeHauteur (débordement), étranglement asymétrique
Volant d'inertie / variateurRalentit l'arrêt de la pompeInertie du groupe, durée d'arrêt
Fermeture de vanne en deux tempsRéduit la surpression de manœuvreDurée totale et répartition

8.6 Hypothèses du modèle

  • Écoulement monodimensionnel d'eau, compressibilité de l'eau et élasticité de la conduite résumées par la célérité a, constante par tuyau.
  • Frottement de Darcy-Weisbach quasi-permanent, avec en option le frottement instationnaire de Brunone (forme de Vítkovský et al., 2000).
  • Conduites élastiques par défaut ; comportement viscoélastique (PEHD, PVC) disponible dans la fiche du tuyau, avec des paramètres J et τ à justifier (voir 5.2 bis).
  • Gaz dissous et libre représentés par le modèle DGCM ; entrée d'air des ventouses selon une loi d'orifice.
  • Pompes à vitesse variable décrites par leurs courbes en 4 quadrants.
  • Turbine Francis : chute et couple par l'équation d'Euler, calés sur les points publiés de la turbine modèle Francis-99 (NTNU) et mis à l'échelle du point nominal par similitude ; modèles Pelton, Kaplan et turbine-pompe non disponibles.
  • Galerie en charge : célérité calculée en déformation plane (revêtement en couches, béton fissuré radialement, massif rocheux infini ou surface libre).
  • Clapets sans inertie (fermeture à l'inversion du débit), sauf le clapet dynamique et le clapet à battant à bilan de couple (disque, poids, ressort, inertie) ; soupape quasi statique, sauf la soupape dynamique.
  • Un seul réseau d'un seul tenant, avec au moins un réservoir à charge imposée.

8.7 Limites connues

À garder à l'esprit

— Ventouses : seuls les RAMUS CEAI DN 150 à 500 sont simulables avec leurs données constructeur ; pour un autre appareil, utilisez la saisie paramétrique.

— Accessoires : un par jonction ; uniquement sur jonction.

— Réducteur de pression et limiteur de débit : idéaux par défaut (consigne tenue instantanément) ; le temps de réponse est facultatif (voir 5.3 bis) et ne représente ni le pompage ni l'instabilité du pilote. Quand les deux nœuds voisins d'un réducteur temporisé encore étranglé cavitent, le bilan de masse peut se dégrader : lisez le niveau de qualité et le contrôle « Bilan de masse » avant d'interpréter les pressions à l'aval du réducteur.

— Casse : une casse par conduite, à t > 0, hors extrémités.

— Réservoir à deux cuves : surface libre horizontale dans chaque cuve (ni ballottement ni onde de surface), loi de seuil quasi statique (seuil mince ou épais) ; μ à justifier ; non disponible en volumes finis (voir 5.3 ter).

— Fronts de vidange : un front ne traverse pas les jonctions ni les organes ; il est bloqué au point bas ou au bout des conduites du nœud (avertissement). Une ventouse posée sur un nœud relié à un organe garde une poche ponctuelle.

— Turbine Francis : avertissements d'extrapolation au-delà de 1,3 fois la vitesse du meilleur rendement ou d'une ouverture de 1,45 ; au point de charge partielle publié, le rendement calculé s'écarte de 6 % (meilleur rendement et pleine charge restitués exactement) ; pas de colline de rendement constructeur : le modèle est calé sur la turbine Francis-99 et mis à l'échelle du point nominal.

— Trifurcations et jonctions : les pertes singulières sont portées par chaque branche (ΣK du tuyau), identiques dans les deux sens ; les pertes de jonction dépendant du sens de l'écoulement ne sont pas modélisées.

— Matériaux plastiques : renseignez le comportement viscoélastique de la fiche du tuyau, sinon les pics sont surestimés ; la célérité saisie doit alors être la célérité élastique instantanée, et J et τ doivent être justifiés (voir 5.2 bis). La cavitation sur conduite plastique n'est pas validée sur des mesures.

— Nœud sans tuyau entre organes : le calcul est refusé si sa charge atteint la tension de vapeur ; insérez un tuyau court réel entre les organes (voir 8.3).

— Organes en parallèle sans tuyau (groupes d'organes, voir 5.3) : pas d'accessoire ni de consommation sur un nœud du groupe ; pas de cavité de vapeur aux nœuds sans tuyau du groupe ; réducteur de pression idéal. Avec une pompe d'inertie très faible, la fermeture d'un clapet est repérée en fin de pas de temps : vérifiez la convergence en maillage (vue Résultats, onglet Contrôles numériques).

— Découpage des conduites : le moteur cale chaque tuyau sur un nombre entier de mailles en ajustant légèrement sa célérité (contrôle « Ajustement des célérités », conforme jusqu'à 5 %). Couper une conduite en plusieurs tuyaux peut donc changer cet ajustement, ou le pas de temps : les extrêmes changent peu, mais les courbes de pression dans le temps peuvent se décaler après plusieurs allers-retours de l'onde, surtout avec cavitation. Au-delà de 1 %, le journal et l'onglet Contrôles le signalent. Pour comparer des variantes, gardez le même découpage ; augmenter « Mailles / tuyau », ou choisir « Pas de temps : Optimisé » (onglet Calcul, option en essai), réduit l'ajustement. Le raccord très court converti en colonne rigide et, avec cavitation, tout changement de pas de temps restent des causes d'écart que l'option ne supprime pas.

— Pics de pression avec cavitation : la refermeture d'une poche de vapeur peut produire, au maillage du projet, un pic sans sens physique (par exemple avec une loi de manœuvre dont une pente dure environ un pas de temps). Quand le calcul cavite et que le bilan d'énergie ou la pression maximale sont signalés, CBELIER le refait automatiquement au pas de temps moitié et signale un pic non convergé (« Pic numérique probable ») ; la convergence en maillage reste la vérification complète.

— Pressions limites : aucune pression calculée ne peut descendre sous la tension de vapeur de l'eau ; si le modèle y conduit sans que la cavitation la borne, le calcul est interrompu (voir 7.2 bis).

— Consommations : elles se saisissent dans la fiche d'une jonction (« Consommation q0 », « Injection (apport) q », voir 5.1 bis), ou viennent d'un import EPANET ; elles sont manœuvrables en scénario. Il n'y a pas d'outil dédié dans la boîte à outils.

— Écran : la saisie du modèle est conçue pour un poste de bureau ; un mode compact adapte l'affichage aux tablettes et aux téléphones (barre d'onglets en bas de l'écran, panneaux en tiroirs).

— Validation scientifique : le moteur, l'interface et le serveur sont vérifiés par une suite de tests automatisés de plus de 2 700 vérifications (2 754 réussies, sans échec, le 1er novembre 2026, moteur 3c.23), incluant des références EPANET et TSNet ; elle ne remplace pas le jugement de l'ingénieur ni la validation par mesures sur site.

La soupape de décharge dynamique (fiche d'une jonction, Accessoire › Type) et la courbe constructeur H(Q) des pompes (fiche de la pompe, caractéristique) sont disponibles.

9. Bonnes pratiques d'étude

  1. Calez d'abord le régime permanent. Un transitoire calculé à partir d'un état initial faux n'a aucun sens.
  2. Calculez le cas sans protection. Il fixe le besoin : surpression max, dépression min, zones de cavitation.
  3. Ajoutez les protections une à une et comparez les enveloppes ; n'en gardez que le nécessaire.
  4. Testez plusieurs scénarios : disjonction totale, disjonction + non-fermeture du clapet (cas dégradé), fermeture rapide de vanne, démarrage direct, casse. Retenez l'enveloppe.
  5. Faites varier la célérité (±10 %) et la rugosité pour vérifier la robustesse.
  6. Vérifiez le maillage : doublez le nombre de mailles par tuyau ; les extrema ne doivent presque pas changer.
  7. Confrontez le modèle à des mesures quand elles existent (voir 9.2).
  8. Documentez : éditez la note technique, conservez le fichier .cbelier.json avec la note.

9.1 Cas types et protections associées

CasRisqueProtections à examiner
Refoulement avec disjonctionDépression à l'aval de la pompe, retour d'onde, cavitation aux points hautsASA ou cheminée-ballon, volant d'inertie, variateur, ventouses, clapet rapide
Adduction gravitaire, fermeture de vanneSurpression à l'amont de la vanneLoi de fermeture lente ou en deux temps, soupape de décharge
Point haut d'une adductionDépression, entrée d'air et recompressionVentouse / CEAI dimensionnée (outil Allouane), profil détaillé
Réseau mailléInterférence d'ondes, effets de fin de ligneScénarios multiples, enveloppe
Rupture de conduiteChute de pression, vidange, entrée d'airScénario « Casse de conduite », avec et sans air

9.2 Comparer à des mesures et caler sans se tromper

  1. Joignez la mesure au projet (champ « mesures » : nœud, instant de départ dans le temps du modèle, pas de temps constant, charge en m). Placez le début de la manœuvre à t = 0 et conservez quelques points avant, qui servent de pression de référence : seules les variations de charge sont comparées.
  2. Commencez par comparer sans rien ajuster. Notez l'écart quadratique initial dans la note : c'est le résultat du modèle construit à partir des seules données connues.
  3. Calez peu de paramètres (célérité, coefficient k de Brunone, décalage, durée de fermeture), ceux que la courbe permet de distinguer ; sur une conduite plastique, calez d'abord J et τ, puis seulement k, et rejetez un résultat dont un paramètre atteint sa borne ou devient non physique : c'est le signe d'une donnée fausse ou d'un phénomène non modélisé.
  4. Réservez une partie de la mesure au contrôle : calez sur une fenêtre ou un capteur, contrôlez sur l'autre. Seul ce contrôle a valeur de validation.
  5. Présentez toujours les deux résultats : sans calage, puis avec calage, en indiquant ce qui a été ajusté ; ne présentez jamais un résultat calé comme un résultat obtenu sans ajustement.
  6. Précisez l'origine de chaque donnée : publiée, mesurée, lue sur une figure, calculée, supposée. Une donnée manquante reste « non disponible ».

10. Dépannage et FAQ

10.1 Messages fréquents

MessageCause et solution
« Aucun réservoir : il faut au moins une charge imposée »Ajoutez un réservoir (outil R).
« Réseau en N parties non reliées »Le moteur calcule un seul réseau : reliez les parties ou supprimez celles qui sont inutiles.
« Un organe doit relier deux jonctions »Ajoutez un court tuyau entre l'organe et le réservoir.
« Un accessoire ne peut être placé que sur une jonction »Déplacez l'accessoire sur une jonction voisine.
« … données constructeur manquantes, appareil non simulable »Choisissez un RAMUS CEAI du catalogue ou passez en ventouse paramétrique.
« Niveau d'eau initial à fixer entre … et la hauteur de la cuve »Cheminée-ballon à coussin : le niveau initial doit rester dans la cuve.
« La variante Johnson exige une perte d'entrée ζ > 0 »Renseignez ζ entrée.
« … pression inférieure à la tension de vapeur … ce nœud n'a aucun tuyau et relie des organes »Insérez un tuyau court réel entre les organes (8.3).
« Calcul interrompu … pression … inférieure à la tension de vapeur »Le contrôle d'intégrité a détecté une valeur sans signification physique ; le repli automatique a été tenté. Voir les pistes du message : organe voisin du nœud cité (allonger sa manœuvre), charges des réservoirs, tuyau de sortie très court.
« Calcul impossible : N tentative(s) en échec »Aucune méthode n'a abouti. Le détail de chaque tentative et, si possible, une estimation dégradée de la surpression sont fournis ; corrigez les données puis relancez.
« Résultat obtenu après repli numérique »Le résultat est valide mais obtenu avec un pas réduit, l'autre modèle de cavité ou les volumes finis. Lisez la cause indiquée et confirmez si besoin avec la contre-vérification.
« Méthode VF/Godunov non applicable »Le réseau contient un accessoire de nœud ou une cheminée que les volumes finis ne couvrent pas.
« Résolution locale des organes : … pas sans convergence complète »Un organe (vanne presque fermée, courbe de pompe) n'a pas convergé à certains pas malgré les résolveurs de repli : vérifiez la loi de manœuvre et les caractéristiques.
« Résultats périmés »Le modèle a changé depuis le dernier calcul : relancez F5.
Calcul refusé : « sur devis »Le réseau dépasse la classe C5 ou le coût de calcul estimé est trop élevé : contactez ALFA WAMANE.

10.2 Questions fréquentes

Mes projets sont-ils enregistrés en ligne ?

Non. Le serveur ne reçoit que la demande de calcul. Vos projets sont des fichiers .cbelier.json sur votre poste.

Le calcul échoue : suis-je débité ?

Non, le crédit est rendu si le calcul échoue.

Combien de fois puis-je recalculer la même étude ?

Autant que nécessaire pendant 30 jours après l'ouverture de l'étude, dans la limite de 200 calculs, tant que le tracé (longueurs et cotes d'extrémité) ne change pas.

Puis-je obtenir la note technique sans crédit supplémentaire ?

Oui, elle est incluse dans l'étude. Elle exige des résultats à jour.

Pourquoi mes valeurs de vanne sont-elles ignorées ?

Quand un scénario est actif, seules les ouvertures initiales et les événements comptent. Utilisez « Depuis les organes » pour recopier les lois existantes.

Comment importer un modèle EPANET ?

L'import EPANET (.inp / .rpt) se fait par le menu Fichier › Importer un modèle EPANET (.inp)… (voir 5.9). Les hypothèses et les éléments non repris sont listés dans la fenêtre d'import.

L'enveloppe de pression est-elle valable sur tout le chemin ?

Elle est lue aux points de calcul et, lorsqu'un profil détaillé est importé, aux points du profil (points hauts et extrema compris).

Une dépression est affichée sous la pression atmosphérique : est-ce un problème ?

Une pression relative négative est possible tant qu'elle reste au-dessus de la pression de vapeur (≈ −10 m CE au niveau de la mer à 20 °C). En dessous, il y a cavitation. Vérifiez aussi la tenue de la conduite à la dépression.

Où sont les exemples de validation et comment les ouvrir ?

Fichier › Exemples › Validation du livre (treize projets) et Validation sur mesures et maxima publiés (Pérouse, Varsovie, banc à sortie libre). Voir 2.2.

Le sous-menu est coupé en bas de l'écran.

La liste se limite à la hauteur de la fenêtre et affiche des flèches ▲ ▼ : survolez-les, cliquez dessus ou utilisez la molette pour faire défiler. Le menu reste ouvert pendant le défilement.

Pourquoi l'écart avec la courbe jointe est-il grand avant tout calage ?

Parce que les données du cas sont en partie supposées ou lues sur une figure (voir le tableau 2.2). L'écart initial est une information, pas une anomalie ; il ne doit pas être effacé par un calage non déclaré.

Pourquoi n'y a-t-il pas tous les cas de la suite de vérification dans les exemples ?

Les cas 3, 5, 6, 7, 9 et 15 reposent sur une table de pompe propre au logiciel d'origine, une injection ou une charge de réservoir variables dans le temps données par fonction, que le format de projet actuel ne sait pas décrire. Ils restent calculés par les scripts du livre de validation.

Puis-je caler un exemple dans la version en ligne ?

Non : la version en ligne compare le calcul aux mesures jointes sans recalage ; le calage automatique (Calcul › Caler sur des mesures) est réservé à la version installée.

L'application ne s'affiche pas correctement.

Utilisez Chrome ou Edge récent sur un poste de bureau ; désactivez les extensions qui bloquent les scripts ; vérifiez que cbelier.alfawamane.ma/v1/sante répond.

10.3 Contact

ALFA WAMANE SARL AU — bureau d'ingénierie hydraulique, Rabat / Marrakech. Support et devis : alfawamane@gmail.com. Présentation du bureau et des logiciels : www.alfawamane.ma.

Mentions légales · Politique de confidentialité (données de compte, de calcul et de paiement ; CBELIER ne dépose aucun cookie).

11. Annexes

11.1 Glossaire

TermeDéfinition
AEPAlimentation en eau potable
Cavité de nœudPoche de vapeur à un nœud dont la charge atteint la tension de vapeur ; son volume suit la différence des débits et elle se referme quand il s'annule
Nœud sans tuyauJonction entre deux organes sans tuyau : aucun volume
ASARéservoir anti-bélier à coussin d'air
CEAIClapet d'entrée d'air à orifice (ventouse)
Mur-seuilMur séparant les deux cuves d'un réservoir, dont la crête sert de déversoir
Seuil épaisSeuil dont la crête est assez longue pour que l'eau y passe en régime critique ; noyé quand l'aval dépasse les 2/3 de la charge amont
Seuil dénoyé / noyéDénoyé : l'aval reste sous la crête, le débit ne dépend que de la charge amont ; noyé : l'aval dépasse la crête et réduit le débit
Poleni (loi de)Débit d'un seuil rectangulaire dénoyé, Q = μ·L·√(2g)·h3/2
Villemonte (correction de)Réduction du débit d'un seuil noyé, facteur [1 − (hav/ham)n]0,385 (1947)
CGIICote de la génératrice inférieure intérieure de la conduite
CéléritéVitesse de propagation de l'onde de pression (m/s)
DGCMDiscrete Gas Cavity Model, modèle de cavitation
DVCMDiscrete Vapour Cavity Model, modèle de cavitation à cavité de vapeur pure (modèle de repli)
EnveloppeValeur maximale (ou minimale) atteinte en chaque point sur toute la durée du calcul
m CEMètre de colonne d'eau, unité de pression
MOCMéthode des caractéristiques
Tension de vapeurPression en dessous de laquelle l'eau se vaporise (fonction de la température) ; plancher des pressions calculées
Volumes finis (Godunov)Seconde méthode numérique de CBELIER, utilisée en repli ou en contre-vérification
PNPression nominale de la conduite (bar)
PiquetPoint numéroté du profil en long
PHPoint haut
JoukowskyRelation donnant la surpression d'une manœuvre rapide : ΔH = a·ΔV/g
2L/aDurée d'un aller-retour de l'onde ; pour une vanne, deux fois le plus court Σ L/a jusqu'à la surface libre la plus proche, de chaque côté, le plus long des deux côtés retenu (voir 7.8)
Clapet à battant (bilan de couple)Clapet dont le disque est calculé par l'équilibre des couples (poids, ressort, poussée de l'eau, inertie) ; il peut claquer au retour d'eau (voir 5.3)
Réserves des organes de stockageContrôle de qualité : vidage (alerte) ou débordement (avertissement) d'un organe de stockage, avec l'instant (voir 5.4)
Turbine FrancisTurbine à réaction à directrices réglables ; CBELIER calcule sa chute et son couple par l'équation d'Euler et la survitesse du groupe au rejet de charge (voir Turbine Francis)
Étranglement (cheminée)Rétrécissement à la base d'une cheminée d'équilibre, avec des pertes différentes à la montée et à la descente de l'eau
Galerie en chargeTunnel sous pression, revêtu ou non ; sa célérité dépend du revêtement et du massif rocheux
Déversoir extérieurCrête par laquelle une cuve déverse vers l'extérieur ; le niveau dépasse la crête de la charge nécessaire à l'évacuation
Front de vidangeLimite entre la partie d'une conduite descendante remplie d'air et la partie en eau, derrière une cuve vide ou une ventouse
Tour à deux puitsRéservoir à deux cuves d'une adduction gravitaire (puits d'entrée et puits de sortie séparés par un mur-seuil)

11.2 Nomenclature des champs

SymboleSignificationUnité
HCharge (cote piézométrique)m NGF
ZCotem NGF
L, DLongueur, diamètre intérieurm, mm (saisie)
aCélérité des ondesm/s
Cd·AsSection efficace d'un organem²
ζCoefficient de perte de charge singulière—
γExposant polytropique de l'air—
QR, HR, ωR, ηRDébit, hauteur, vitesse, rendement nominaux de la pompeL/s, m, rad/s, —
IInertie du groupe motopompekg·m²
TmaxDurée simulées

11.3 Historique des versions

ÉlémentApport récent
Interface 4.10.17, moteur 3c.23 (1er novembre 2026)Réservoir anti-bélier : un coefficient de perte ζ égal à 0 est désormais respecté (il était remplacé par 1,0). Résultats inchangés pour ζ non nul ou vide.
Interface 4.10.16, moteur 3c.22 (1er novembre 2026)Revue de la documentation : Aide › Méthode et validation complétée ; liste des exemples (2.1) ; déversoir extérieur, front de vidange, ouvrages en série et consommation sur une cuve décrits en 5.1 ter, 5.3 ter et Ventouse ; symboles de la turbine ; glossaire, hypothèses et limites ; FAQ corrigée (consommation sur une cuve). Tableaux de points en virgule décimale ; cache hors ligne renouvelé. Manuel de l'utilisateur, édition 3.0. Calcul inchangé.
Interface 4.10.15, moteur 3c.22 (1er novembre 2026)Grands aménagements hydroélectriques (exemple Lesotho Highlands / 'Muela) : cheminée d'équilibre à section variable A(z) et à étranglement dissymétrique, célérité des galeries en charge (revêtement et massif rocheux), turbine Francis à directrices réglables (rejet de charge, survitesse), régime permanent des réseaux ramifiés avec cheminées et turbines (moteur 3c.22). Exemple « Aménagement de 'Muela (Lesotho) ».
Interface 4.10.14, moteur 3c.19 (30 octobre 2026)Fronts de vidange derrière une ventouse : quand une ventouse admet plus d'air qu'une demi-maille de conduite, l'air occupe la partie haute de chaque conduite descendante, avec un front propre à chaque côté du point haut ; la vidange s'arrête au niveau tenu par l'aval de chaque côté (avant : vidange sans fin). La loi de la ventouse (entrée et sortie d'air) est conservée. Les petites poches d'air ne changent pas. Une ventouse placée sur un nœud relié à un organe garde la poche ponctuelle et le journal le signale.
Interface 4.10.13, moteur 3c.18 (30 octobre 2026)Deux exemples d'adduction de très grande longueur (Xue et al. 2022, 206 km, 14,62 m³/s) dans le menu Exemples : solution initiale (cheminée) et solution retenue à trois tours à deux puits (seuils extérieurs à loi de déversoir, niveaux initiaux déduits ensemble, arrêt complet avec vidange derrière la tour 1). Durée simulée portée à 12 h (43 200 s) pour les calculs locaux. Bilan de masse du contrôle de qualité complété pour les conduites vidangées derrière une cuve vide.
Interface 4.10.12, moteur 3c.18 (30 octobre 2026)Front de vidange derrière une cuve vide (réservoir à deux cuves, réservoir à niveau variable, cheminée) : l'air entré par la cuve vide occupe la partie haute des conduites descendantes, le front de vidange descend de maille en maille et s'arrête au niveau tenu par l'aval (avant : vidange sans fin d'une conduite descendante). Résultats et note technique : longueur de conduite vidangée, cote du front, volume d'air, avec la recommandation de remplissage et d'évacuation de l'air au redémarrage. Changement de comportement par défaut ; l'ancien modèle reste disponible par l'option de calcul « vidange : nodale ». Cuves qui ne se vident pas : calcul inchangé.
Interface 4.10.11, moteur 3c.17 (30 octobre 2026)Réservoirs à deux cuves en série (tours d'une adduction) : en mode « niveaux déduits du seuil, les deux cuves », les niveaux de toutes les cuves sont cherchés ensemble au régime permanent (masse conservée dans chaque cuve). Choix « Niveau au permanent : déduit / imposé » dans chaque cuve : une cuve qui n'alimente que des consommations a un niveau indéterminé et doit être imposée (refus motivé sinon) ; le déséquilibre éventuel d'une cuve imposée est chiffré au journal (régler la vanne de tête). Un seul ouvrage sans cuve imposée : calcul inchangé.
Interface 4.10.10, moteur 3c.16 (30 octobre 2026)Consommation et injection admises sur la jonction d'une cuve du réservoir à deux cuves (branchement piqué directement sur un puits) : le débit entre dans le bilan de la cuve, la consommation suit la loi en orifice calée sur le niveau de la cuve ; volumes consommé et injecté par cuve dans les résultats. Accessoire toujours refusé sur ces jonctions. Sans consommation ni injection sur une cuve, calcul inchangé.
Interface 4.10.9, moteur 3c.15 (30 octobre 2026)Déversoir extérieur dans l'application : saisie dans la fenêtre de propriétés (onglet « Déversoir extérieur » du réservoir à niveau variable ; rubrique dans chaque cuve du réservoir à deux cuves : crête Zx, longueur, forme, μ), contrôles, résultats (volume déversé par cuve, dans la carte du réservoir à deux cuves et dans celle des accessoires) et note technique (description, bilan de l'ouvrage, état des cuves, bilan des accessoires).
Interface 4.10.8, moteur 3c.15 (30 octobre 2026)Déversoir extérieur à loi de déversoir (champ deversoir_exterieur : crête Zx, longueur, forme, μ) sur les cuves du réservoir à deux cuves et sur le réservoir à niveau variable : le niveau dépasse le seuil de la charge nécessaire à l'évacuation (Poleni), le niveau maxi devient la hauteur de la paroi ; volume déversé et débit maximal par cuve. Sans le champ, calcul inchangé. Saisie dans la fenêtre de propriétés : interface 4.10.9.
Interface 4.10.7, moteur 3c.14 (30 octobre 2026)Alerte « État initial approché » réservée au démarrage réellement hors équilibre (repli de configuration, permanent non fiable ou contrôle du permanent en alerte) ; un régime permanent obtenu par une méthode de repli contrôlée (Newton nodal, gradient global amorti) n'affiche plus qu'une information. Calcul inchangé.
Interface 4.10.6, moteur 3c.14 (29 octobre 2026)Revue de la documentation : Aide › Méthode et validation complétée ; liste complète des exemples (2.1) ; glossaire (11.1) ; hypothèses (8.6) ; légendes de la carte « Réservoir à deux cuves » ; aide de la rubrique Initialisation ; note technique : domaine de validité des clapets et soupapes, 2L/a de l'étude de sensibilité. Manuel de l'utilisateur, édition 2.9 (réservoir à deux cuves, § 5.7). Calcul inchangé.
Interface 4.10.5, moteur 3c.14 (29 octobre 2026)Nouvel exemple « Adduction gravitaire, réservoir à deux cuves, seuil noyé » (5.3 ter) : niveaux initiaux différents déduits du seuil, fermeture de la vanne aval en 30 s ou en 120 s, seuil noyé par le remplissage de la cuve 2, montée de la cuve 1 jusqu'au trop-plein et ralentissement de la conduite PEHD ; troisième scénario avec réouverture de la vanne au niveau maximal et retour au régime initial. Correctif : calcul long avec un réservoir à deux cuves.
Interface 4.10.4, moteur 3c.14 (28 octobre 2026)Réservoir à deux cuves : forme de crête seuil épais (5.3 ter), régime critique sur la crête, noyé au-delà de 2/3 de la charge amont, μ = 0,385 par défaut à justifier ; épaisseur de crête facultative avec avertissement si la forme ne correspond pas (mince si e < h/2, épaisse si e > 2h/3). Seuils minces et personnalisés identiques au bit près à 3c.13.
Interface 4.10.3, moteur 3c.13 (28 octobre 2026)Réservoir à deux cuves : vrai régime permanent, niveaux des deux cuves déduits du seuil (apport de la cuve 1 = débit du seuil = départ de la cuve 2, masse conservée dans chaque cuve, seuil dénoyé ou noyé) ; avant, seule la cuve 1 était déduite et la cuve 2 restait au niveau saisi, hors équilibre. Bilan du régime permanent dans la note ; exemple corrigé (scénario « Soutirage sur J1 » : vanne aval ouverte à 43 %). Les autres modes et les autres projets sont inchangés.
Interface 4.10.2, moteur 3c.12 (28 octobre 2026)Note technique : le temps d'aller-retour de l'onde 2L/a est donné vanne par vanne (de chaque côté, jusqu'à la surface libre la plus proche ; le plus long est retenu), au lieu de la somme des L/a de toutes les conduites ; la recommandation « allonger la manœuvre » nomme la vanne. Même règle pour l'étude de sensibilité, qui reconnaît aussi les cuves d'un réservoir à deux cuves. Calcul inchangé.
Interface 4.10.1, moteur 3c.12 (28 octobre 2026)Correctif du moteur : les pertes ζ du réservoir à niveau variable (remplissage, vidange) sont prises en compte au régime permanent comme au transitoire ; le calcul part d'un état en équilibre (avant : saut de ζ·V²/2g de la charge au premier pas). Sans perte ζ, résultats inchangés. Le contrôle « calme plat » fige le niveau des réservoirs variables.
Interface 4.10.0, moteur 3c.11 (28 octobre 2026)Nouvel organe réservoir à deux cuves avec mur-seuil (5.3 ter) : deux cuves à niveau libre reliées par un seuil déversant (Poleni, Villemonte, inversion de sens), niveau de la cuve 1 déduit du seuil au régime permanent, résultats et note technique ; nouvel exemple. Les projets existants se calculent à l'identique.
Interface 4.9.2, moteur 3c.10 (28 octobre 2026)Correctif d'affichage : la courbe de niveau du réservoir à niveau variable (Résultats › Organes, « Niveau d'eau au-dessus du radier ») affiche le niveau calculé ; elle restait à 0. Calcul et résultats inchangés.
Interface 4.9.1, moteur 3c.10 (28 octobre 2026)Correctif : vidage et débordement des organes de stockage. Réservoir anti-bélier vidé : l'air du ballon passe dans la conduite (avant, le ballon fournissait de l'eau qu'il n'avait plus) ; cheminée d'équilibre et réservoir à niveau variable vidés : entrée d'air dans la conduite au lieu d'une dépression sans signification physique ; avertissements datés et contrôle de qualité « Réserves des organes de stockage » (voir 5.4). Résultats inchangés tant qu'aucun organe ne se vide. Manuel de l'utilisateur, édition 2.8.
Interface 4.9.0, moteur 3c.10 (28 octobre 2026)Nouveaux symboles de la boîte à outils et du schéma (grille de 24 px, familles nœuds, organes actifs et passifs, protections, limite) ; marqueurs d'état (erreur, dépassement de PN, cavitation, scénario, loi), un seul par élément ; coloration Pression maximale / PN des tuyaux en trois classes ; points de raccordement visibles avec l'outil Tuyau et les outils d'organe (voir 4.1 bis). Manuel de l'utilisateur, édition 2.7. Moteur et résultats inchangés.
Interface 4.8.1, moteur 3c.10 (28 octobre 2026)Menu Livres séparé du menu Compte : « Livre 1 — Pratique et validation (L1) », « Livre 2 — Théorie et méthodes numériques (L2) », Mes documents ; raccourcis clavier : Ctrl+Alt+N (nouveau projet dans le navigateur), Alt+1 / Alt+2 (vues), F9 (régime permanent), touches des organes et accessoires (Maj+V, C, P, G, L, K, A, S) ; menus utilisables au clavier ; manuel de l'utilisateur, édition 2.6. Moteur et résultats inchangés.
Interface 4.8.0, moteur 3c.10 (27 octobre 2026)Réducteur de pression et limiteur de débit à temps de réponse (facultatif) : onglet « Temps de réponse » de la fenêtre de propriétés (constante de temps, courses d'ouverture et de fermeture), ouverture du clapet tracée dans l'analyse d'un arc, reprise dans la note ; sans ces valeurs, organes idéaux et résultats inchangés (voir 5.3 bis) ; nouvel exemple « Réducteur temporisé et vanne de garde ». Manuel de l'utilisateur, édition 2.5.
Interface 4.7.4, moteur 3c.9 (21 octobre 2026)Vérification automatique des pics : dans un calcul avec cavitation où le bilan d'énergie ou la pression maximale sont signalés, le calcul est refait au pas de temps moitié ; si la pression maximale change de plus de 10 % de la surpression, la synthèse affiche « Pic numérique probable » avec les deux valeurs et le verdict passe à « non fiable » (le résultat affiché reste celui du maillage du projet). Manuel de l'utilisateur, édition 2.4.
Interface 4.7.3, moteur 3c.9 (21 octobre 2026)Optimisation de la loi de fermeture : chaque pente de la loi dure au moins 4 pas de temps du projet (et 5 % de la durée) ; les trois lois comparées sont recalculées au pas de temps moitié, et une pression maximale non convergée (pic numérique) est signalée « non convergé » au lieu d'être affichée comme un résultat ; avertissement si la durée demandée est inférieure à 2L/a.
Interface 4.7.2, moteur 3c.9 (21 octobre 2026)Onglet Calcul : option « Pas de temps » Standard / Optimisé (essai, désactivée par défaut) : le pas est choisi pour que la célérité de chaque tuyau soit ajustée de 1 % au plus ; jamais plus grand que le pas standard ; résultats par défaut inchangés (voir 8.7, découpage des conduites).
Interface 4.7.1, moteur 3c.9 (octobre 2026)Aide : glossaire et questions fréquentes (fenêtre de propriétés, pertes singulières réparties ou concentrées, alertes de dimensionnement), page Méthode et validation (modèle et validation des pertes réparties, alertes), bouton « ? » de chaque onglet de la fenêtre de propriétés, qui ouvre la section correspondante de ce guide ; Manuel de l'utilisateur, édition 2.3 (fenêtre de propriétés, pertes singulières réparties, alertes de dimensionnement) ; célérité ajustée de plus de 1 % signalée dans le journal et l'onglet Contrôles (voir 8.7, découpage des conduites).
Interface 4.7.0, moteur 3c.9 (octobre 2026)Fenêtres de propriétés à onglets (double-clic, Entrée ou clic droit) validées par OK / Annuler : onglets propres à chaque type d'élément, tuyau en cadres, aperçu de la caractéristique de pompe, nœuds amont / aval, « Copier depuis… », onglets Conduites, Notes et État, plein écran sur tablette (voir § 4.5). Alertes de dimensionnement par tuyau, contrôlées après le calcul (§ 7.4 bis). Moteur 3c.9 : pertes singulières réparties sur un tuyau (ΣK ajouté au frottement, § 5.2 ter) ; résultats inchangés sans singularité.
Interface 4.6.1, moteur 3c.8 (19 octobre 2026)Livre 2 CBELIER « Fondements scientifiques du calcul des régimes transitoires » : fiche, extrait gratuit, achat au prix public (PayPal, carte ou virement) ; « Mes documents » avec une ligne par livre ; conditions générales de vente communes aux deux livres et licence du livre 2. Moteur inchangé.
Interface 4.6.0, moteur 3c.8 (18 octobre 2026)Livre CBELIER : fiche, extrait gratuit, achat par PayPal, carte ou virement, tarif étudiant / enseignant sur demande ; « Mes documents » (exemplaire nominatif, fichiers d'exemple, factures, mises à jour offertes) ; exemples du livre calculés sans débit de crédits ; conditions générales de vente et licence du livre. Moteur inchangé.
Interface 4.5.14, moteur 3c.8 (17 octobre 2026)Mentions légales et politique de confidentialité : pages publiques (Aide › Mentions légales, Aide › Confidentialité), liens à la création de compte et dans l'achat de crédits ; aucun cookie, aucune mesure d'audience. Moteur inchangé.
Interface 4.5.13, moteur 3c.8 (13 octobre 2026)Étude de sensibilité : durée de manœuvre balayée en multiples de 2L/a, pic de première phase et pic tardif distingués, verdict de durée minimale ; étude enregistrée avec le projet et reprise dans la note technique (chapitre « Étude de sensibilité ») ; Manuel de l'utilisateur, édition 2.2 (§ 9.8.2 réécrit, captures refaites).
Interface 4.5.12, moteur 3c.8 (13 octobre 2026)Manuel de l'utilisateur, édition 2.1 (outils d'étude en ligne) ; versions affichées par l'aide mises en conformité avec l'interface et le moteur ; message de l'import EPANET sur les consommations sans ancien numéro de moteur.
Interface 4.5.11, moteur 3c.8 (13 octobre 2026)Calage sur des mesures dans la version en ligne (calculs sur le serveur, compris dans l'étude, 3 calages par étude) : les trois outils d'étude sont disponibles en ligne.
Interface 4.5.10, moteur 3c.8 (13 octobre 2026)Améliorations internes (administration du service), sans changement visible dans l'application.
Interface 4.5.9, moteur 3c.8 (13 octobre 2026)Optimisation de la fermeture dans la version en ligne (calculs sur le serveur, compris dans l'étude, nombre d'optimisations limité par étude).
Interface 4.5.8, moteur 3c.8 (13 octobre 2026)Étude de sensibilité dans la version en ligne (calculs sur le serveur, compris dans l'étude) ; optimisation de la fermeture : plus de message contradictoire quand aucune loi n'est proposée.
Interface 4.5.7, moteur 3c.8 (12 octobre 2026)Manuel de l'utilisateur, édition 2, disponible : Aide › Manuel de l'utilisateur (Maj+F1). Correctifs relevés par le Manuel de l'utilisateur : import EPANET des pompes sans disjonction forcée ; optimisation de fermeture qui ne propose plus de loi sur un réseau en cavitation ni de loi qui aggrave la pression ; confirmation de l'enregistrement fiabilisée ; exports possibles depuis tout onglet des résultats ; bélier de Montgolfier dans les exemples ; raccourcis + et − ; aide complétée (outils de la version de poste, cheminées, perte singulière, anticipateur, disque de rupture)
Interface 4.5.6, moteur 3c.8 (12 octobre 2026)Organes en parallèle ou en dérivation sans tuyau (vannes jumelées, pompes en parallèle, by-pass) résolus d'un bloc ; régime permanent des réducteurs de pression hors série (régulation, ouverture, fermeture) ; quatre exemples ; voir 5.3.
Interface 4.5.5, moteur 3c.7.15 (11 octobre 2026)La pression dans la poche d'air d'une ventouse ne descend plus sous la tension de vapeur : quand l'air ne suffit pas, une cavité de vapeur se forme au nœud, le calcul aboutit et un avertissement signale l'appareil sous-dimensionné (volume et durée de la cavité dans le résultat de la ventouse). Organes en parallèle ou en dérivation sans tuyau entre eux : refusés en transitoire avec un message clair (intercaler un tuyau court) en attendant leur prise en charge. Demandes envoyées directement au serveur : mêmes contrôles de placement que l'interface
Moteur 3c.7.14 (11 octobre 2026)Accessoire (ventouse, soupape, anticipateur, disque de rupture, réservoir anti-bélier, cheminée-ballon) sur un nœud sans tuyau entre deux organes d'une même chaîne ; un seul nœud équipé par chaîne ; résultat identique à l'absence d'accessoire tant qu'il n'agit pas
Interface 4.5.4, moteur 3c.7.13 (11 octobre 2026)Cavité aux nœuds sans tuyau entre deux organes dans le moteur (option avancée désactivée par défaut, sans commande dans l'interface) ; message de refus d'intégrité plus précis pour un nœud sans tuyau ; voir 8.3
Moteur 3c.7.12 (10 octobre 2026)Étude de convergence à célérités ajustées constantes, contenu en gaz libre du DGCM borné, estimateur de convergence revu, options avancées du moteur désactivées par défaut (sans commande dans l'interface)
Interface (9 octobre 2026)Six exemples tirés de Wylie & Streeter (Fluid Transients, McGraw-Hill, 1978) dans Validation du livre ; loi d'injection et loi de charge de réservoir dans le fichier de projet ; menus des tablettes et d'Android en listes dépliantes (correction de la fermeture intempestive du menu Exemples)
Interface (octobre 2026)Quatre systèmes d'unités par projet (AEP, SI strict, US, impérial britannique) : saisie, résultats, scénarios, importations et note technique ; voir 4.4. Les projets existants restent en AEP
Interface (6 octobre 2026)Menu Exemples en trois sous-menus ; sept exemples de validation du livre avec courbes de référence jointes (CV-010A et B, CV-011, CV-012, CV-015, cas de validation 1 et 14) ; sous-menus à défilement (molette, flèches ▲ ▼) qui restent ouverts
Moteur 3c.7.9Sortie à l'air libre (extrémité de conduite) : section, coefficient de débit, loi d'ouverture, entrée d'air, régime permanent couplé au réseau
Moteur 3c.7.8Contrôle d'intégrité avant affichage, tension de vapeur selon la température (IAPWS-IF97), pré-vol, repli automatique tracé (pas de temps, modèle de cavité, volumes finis de Godunov, estimation par colonne rigide), contre-vérification optionnelle, résolveurs locaux de repli
Moteur 3c.7.7Réservoir à niveau variable dans l'interface : courbe hauteur / surface, pertes de charge dissymétriques (remplissage, vidange)
Moteur 3c.7.6Ventouse posée à côté d'une vanne, d'un clapet ou d'une pompe : admission d'air corrigée
Moteur 3c.7.5Propriétés de l'eau (température, altitude), matériaux et sections du catalogue, célérité d'Allievi calculée
Moteur 3c.7.4Casse de conduite à une abscisse intermédiaire, avec entrée d'air
Moteur 3c.7.3Démarrage et arrêt de pompe, démarrage direct, stations en parallèle
Moteur 3c.7.2Tuyaux courts en raccords rigides, maillage borné
Moteur 3c.7.1Cheminée-ballon (coussin et Johnson)
Moteur 3c.7Réservoirs à niveau variable
Menus (octobre 2026)Sous-menus Exemples, Importer, Exporter, Panneaux et Projets récents ; contrôle de conformité, pré-dimensionnement rapide, étude de sensibilité ; Méthode et validation, glossaire, nouveautés, contact ; profil du bureau, préférences d'affichage, Mes études et crédits
Interface 4.5Démarrage / arrêt de pompe dans les scénarios, note multi-scénarios
Interface 4.4Scénarios transitoires, enveloppe de dimensionnement
Interface 4.3Note technique de calcul (PDF)
Interface 4.2Outil et fiche Cheminée-ballon